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Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit :

« Dieu est 'Pudique' et Généreux. Il répugne de ne pas exaucer un homme qui L'invoque en levant les bras ». (Rapporté par Ahmed, Abou Daoud, Al-Tirmizi, Ibn Maja et Al-Hakem)



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Lundi 22 juin 2009


L’existence d’Allah


 

 

« Oriente-toi donc exclusivement vers la religion, en pur monothéiste.  Telle est la nature conformément à laquelle Dieu a créé les humains.  Nul changement dans la Création de Dieu.  Voilà la religion bien droite, mais la plupart des gens ne savent point. »

 

(Sourate 30, « Les Romains », verset 30)

 

 La vraie religion est l'expression même de cette nature profonde (al-fitra) et le modèle (al-khilqa) sur lequel Dieu a créé l'être humain.  Toute personne sensée, libérée des influences du milieu, des traditions et des fausses croyances héritées, ne doute nullement de cela.

 

  Il est établi qu’il y a derrière ce monde une force supérieure qui le gouverne, qui le régit et qui veille sur lui. Certains l’appellent la cause première, d’autres, la raison première et d’autres encore, le moteur premier. Le Coran arabe la désigne, quant à lui, ainsi que les autres Livres célestes, par ce nom qui réunit les attributs de beauté et de majesté : Allâh (Dieu).

 

 

La raison humaine est incapable d’appréhender cette force supérieure - autrement dit, ce dieu majestueux - pour en percevoir la Quiddité ou en connaître la Nature. Comment en serait-il autrement, si elle est déjà incapable de connaître sa propre quiddité, de déterminer l’essence de l’esprit, la vérité de la vie ainsi que bon nombre de propriétés physiques de l’univers, comme les forces électriques, magnétiques ou autres, contrainte qu’elle est de se contenter de n’en percevoir que les effets ? Comment la raison pourrait-elle alors prétendre à la connaissance de l’Essence de Dieu, le Haut, le Grand ?  

 

 

"Ainsi est Dieu, votre Seigneur ! Il n’y a point de divinité à part Lui, Créateur de tout. Adorez-Le donc. C’est Lui qui a charge de tout. Les regards ne peuvent L’atteindre, cependant qu’Il saisit tous les regards. Et Il est le Doux, le Parfaitement Connaisseur."

 

(Sourate 6, Al-An`âm, les Bestiaux, versets 102 et 103.)

 

 

Ce dieu n’est pas le dieu d’un clan, ni celui d’un peuple en particulier, ni celui d’une région donnée. Il est "le Seigneur des mondes"... "le Seigneur des cieux et de la Terre"... "le Seigneur du levant et du couchant"...

 

"Dis : "Chercherais-je un autre Seigneur qu’Allah, alors qu’Il est le Seigneur de toute chose ?"  

 

(Sourate 6, Al-An`âm, les Bestiaux, verset 164.)

 

 

 

Le Coran argumente l’Existence de Dieu de diverses manières :

 

Il attire l’attention sur ce que le monde recèle comme signes exprimant la présence d’un sage créateur originel. Il s’agit d’une loi évidente pour la raison qui souscrit au principe de causalité, principe naturel qui se passe de toute démonstration :

 

 

« Certes, dans la création des cieux et de la terre, dans l’alternance de la nuit et du jour, dans le navire qui vogue en mer chargé de choses profitables aux gens, dans l’eau que Dieu fait descendre du ciel, par laquelle Il rend la vie à la terre une fois morte et y répand des bêtes de toute espèce, dans la variation des vents, et dans les nuages soumis entre le ciel et la terre, en tout cela il y a des signes, pour des gens qui raisonnent. »

 

 

(Sourate 2, Al-Baqarah, la Vache, verset 164.)

 

 

Cette création nécessite un Créateur et ce système a besoin d’un Régulateur :

 

 

« Ont-ils été créés à partir du néant ou sont-ce eux les créateurs ? Ou ont-ils créé les cieux et la terre ? »

 

(Sourate 52, At-Tûr, le Mont, versets 35 et 36)

 

 

Puis il interpelle la prime nature de l’humanité saine, par laquelle l’être humain perçoit directement qu’il a un Seigneur et un Dieu Puissant, Majestueux, Qui le protège et Qui veille sur lui :

 

« Dirige tout ton être exclusivement vers la religion, telle est la nature que Dieu a originellement donnée aux hommes - pas de changement à la création de Dieu. Voilà la religion de droiture ; mais la plupart des gens ne savent pas. »

 

 

Sourate 30, Ar-Rûm, les Byzantins, verset 30.

 

 

Pour peu que cette prime nature disparaisse à l’heure de l’aisance et du badinage, elle refait rapidement surface en cas d’épreuve et de difficulté. Le vernis trompeur s’érode rapidement et laisse apparaître le matériau pur de l’âme humaine, qui revient alors à son Seigneur en L’invoquant et en L’implorant :

 

"C’est Lui Qui vous fait aller sur terre et sur mer, quand vous êtes en bateau. Lorsque ces bateaux les emportèrent, grâce à un bon vent, ils s’en réjouirent jusqu’au moment où, assaillis par un vent impétueux, assaillis de tous côtés par les vagues, se jugeant enveloppés par la mort, ils prièrent Dieu, avec une exclusive dévotion : "Certes, si Tu nous sauves de ceci, nous serons parmi les reconnaissants !"

 

( Sourate, Yûnus, Jonas, verset 22.)

 

 

Cette prime nature ressort lorsque l’être humain est surpris par la question de l’origine de l’univers et de l’identité de son Gérant. De par sa prime nature, il ne peut que proclamer : "C’est Dieu !" :

 

 

« Si tu leur demandes : "Qui a créé les cieux et la terre, et assujetti le Soleil et la Lune ?", ils diront très certainement : "Dieu". »

 

(Sourate 29, Al-`Ankabût, l’Araignée, verset 61.)

 

 

 

« Dis : "Qui vous attribue de la nourriture du ciel et de la terre ? Qui détient l’ouïe et la vue, et qui fait sortir le vivant du mort et fait sortir le mort du vivant, et qui administre tout ?" Ils diront : "Dieu". Dis alors : "Ne Le craignez-vous donc pas ?" Tel est Dieu, votre vrai Seigneur. Au delà de la vérité qu’y a-t-il donc sinon l’égarement ? Comment alors pouvez-vous vous détourner ?" »

 

(Sourate 10, Yûnus, Jonas, versets 31 et 32)

 

 

 Le Coran prend l’Histoire de l’humanité à témoin pour dire que la foi en Dieu et en Ses Messagers fut constamment le moyen de salut de ses adeptes, et que la négation de Dieu et le démenti de Ses Messagers sonnèrent invariablement la disparition et la perdition de ses tenants. A propos de Noé, le Coran dit : 

 

« Et ils le traitèrent de menteur. Or, Nous le sauvâmes, lui et ceux qui étaient avec lui dans l’arche, et noyâmes ceux qui traitaient de mensonges Nos miracles. C’étaient des gens aveugles, vraiment. »

 

(Sourate 7, Al-A`râf, les Limbes, verset 64.)

 

 

A propos de Hûd, il dit :

 

« Or, Nous l’avons sauvé, lui et ceux qui étaient avec lui, par miséricorde de Notre part, et Nous avons exterminé ceux qui traitaient de mensonges Nos enseignements et qui n’étaient pas croyants. »

 

( Sourate 7, Al-A`râf, les Limbes, verset 72.)

 

 

 

 

 Au sujet de Sâlih et de son peuple de Thamûd, il dit :

 

« Voilà donc leurs maisons désertes à cause de leurs méfaits. C’est bien là un avertissement pour des gens qui savent. Et Nous sauvâmes ceux qui avaient cru et qui étaient pieux. »

 

(Sourate 27, An-Naml, les Fourmis, versets 52 et 53.)

 

 

 Et au sujet de l’ensemble des Messagers de Dieu, le Très-Haut S’adresse à Son Messager Muhammad - paix et bénédictions sur lui - disant :

 

 

« Nous avons effectivement envoyé avant toi des Messagers vers leurs peuples respectifs et ils leur apportèrent les preuves. Nous Nous vengeâmes de ceux qui commirent les crimes ; et c’était Notre devoir de secourir les croyants. »

 

(Sourate 30, Ar-Rûm, les Byzantins, verset 47.)

 

 

 

 

 

 

Traduit de l’arabe du livre de Sheikh Yûsuf al-Qaradâwî, Madkhal Li-Ma`rifat Al-Islâm,

 

disponible en ligne sur le site Qaradawi.net.


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Lundi 22 juin 2009

Le Véritable Statut de la Femme en Islam

 



Par Shaykh Muhammad Karam Shah (1918-1998), juge à la Court de Shari'a Fédérale du Pakistan ; et adapté par Shaykh Tahir Mahmood Kiani.


Introduction


Bismillahir Rahmanir Rahim

Au Nom d'Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux

La femme est l'autre moitié de l'homme. Elle compose la moitié de la population globale du monde. Elle a des rôles à jouer et des devoirs à accomplir dans ce monde immense qui est le notre où elle exerce en sa qualité de mère, d'épouse, et de fille, ce qui abouti à prouver son éminence et son importance à la fois dans la dimension domestique et sociale. C'est là la seule raison de son égalité en droit et en devoirs à l'homme. Sachez, que ces droits et ces devoirs ont été répartis équitablement en fonction de la façon d'être naturelle de ces deux sexes, et c'est la raison pour laquelle plusieurs de ces droits ne sont pas les mêmes. Le premier à déclarer à la femme ces droits et ces devoirs était le système sociopolitique le plus mature et le plus élaboré de tous : l'Islam.

L'Islam est apparu comme une salvation pour la création toute entière, mais n'oublions pas que les humains étaient les premiers visés, et comme nous le savons, la race humaine inclut aussi bien l'homme que la femme. L'Islam a octroyé à la femme le droit de respirer librement, de parler librement, de préserver ses biens, le droit de prospérer et le droit d'exceller. Il lui est également recommandé d'arborer la modestie, la décence, et la vertu. Il lui a indiqué des exemples de femmes pieuses comme Maryam (paix sur elle) et la femme de Pharaon (qu'Allah lui fasse miséricorde) qui aidèrent à encourager la chasteté et la bonté, et inspirèrent la noblesse de celles qui les ont suivi, produisant des femmes d'exception, des femmes comme Khadijah (qu'Allah soit satisfait d'elle), ‘A'ichah (qu'Allah soit satisfait d'elle), et Rabi'ah al Basriyyah (qu'Allah lui fasse miséricorde.)

C'est l'Islam qui a pavé la route du progrès, du développement et de la prospérité de la femme, et soyons bien convaincus que ce progrès fut littéralement l'illumination d'un flambeau qui servit de repère pour être suivit par d'autres.

* * *

Le vrai statut de la Femme en Islam

Avant de discuter du statut que l'Islam a donné à la femme après son avènement, il serait approprié que nous fassions un court retour dans le passé et que nous entrevoyions la situation et les problèmes qui prévalaient alors.

Il y a tout juste quatorze siècles, dans les temps préislamiques, la femme n'avait virtuellement aucune existence. Et elle avait été éteinte ainsi depuis longtemps. La raison toute simple de ceci est le fait qu'elle n'était pas considérée comme faisant partie de la société. C'était une société majoritairement masculine où la femme était lourdement écrasée de devoirs, mais ne jouissait d'aucuns droits. Elle était oppressée et négligée  par tous les aspects. Elle avait à porter et élever les enfants à la maison et servir son mari comme une esclave servirait son maître. Les nouveaux nés filles pouvaient être enterrés vivantes et une femme veuve pouvait épouser légalement ses beaux fils ou ses fils adoptifs.

Sous ces traditions dominaient un chaos insondable, une anarchie et un sexisme extrême faisaient loi, puis la miséricorde divine intervint et l'Islam arriva en héros, en sauveur. Il a élevé la femme négligée, socialement ostracisée, et dont les droits étaient bafoués des abysses profondes et sombres de la sauvagerie et de l'oppression en élevant leur statut et en plaçant littéralement les bénédictions sur sa tête et le Paradis sous ses pieds.

 

Déclaration de l'égalité des droits.


Le Saint Qur'an, la Parole d'Allah Tout Puissant, révélée au Dernier des Messagers, Muhammad salallahu ‘alaihi wa salam, fut premier à déclarer l'égalité de droits pour les femmes

"wa lahunna mithlu l-ladhi ‘alayhinna bi-l-ma'ruf(i)" (2:228)

"Et les femmes ont des droits sur les hommes semblables à ceux que les hommes ont sur elles"

Il y a des démocraties qui se vantent d'être des champions de l'égalité et qui d'un autre coté raillent les musulmans en disant que l'Islam ne donne pas des droits et des opportunités équitables à la femme en l'empêchant de se mélanger socialement aux hommes et en leur imposant de nombreux devoirs et de nombreuses limites. Commençons par rectifier nos faits. L'Islam laisse la femme travailler d'une manière décente, dans une atmosphère décente et d'exercer une profession décente qui sied à sa nature. L'Islam en revanche, ne permet pas plus à la femme qu'à l'homme d'ailleurs, de socialiser avec le sexe opposé à cause du fait que cela puisse mener à des relations illicites entre eux, et c'est le principal problème qui est à même de mettre en péril la structure naturelle de la famille. De plus, la nature joue un rôle prépondérant dans la détermination des droits et des devoirs pour chacun d'entre eux. L'homme ne pourra jamais être une mère biologique, naturellement parlant bien sur, ni la femme ne peut devenir un père biologique. C'est aussi simple que cela. Les deux genres ont leurs propres constitutions biologiques, leurs propres ensembles de droits, et leurs propres ensembles de devoirs. Le Saint Qur'an dit :

"wa laysa dh-dhakaru ka-l-untha" (3:36)

« Et le mâle n'est pas comme la femelle. »

Alexis Carrel, le lauréat français [du Prix Nobel de physiologie et de médecine], va dans le sens de ce verset divin quand il déclare dans « L'homme, cet inconnu » que les différences qui existent entre les hommes et les femmes sont d'une nature plus fondamentale qu'on le pense généralement. L'ignorance de ces faits fondamentaux a amené les promoteurs du féminisme à penser que les deux sexes doivent avoir les mêmes responsabilités. En réalité, la femme diffère profondément de l'homme. Chaque cellule de son corps porte la marque de son sexe.

Il poursuit en disant que parce que les hommes et les femmes ont également des différences dans leurs dispositions nerveuses, et mentales ainsi que dans leurs capacités émotionnelles, la femme doit développer ses propres aptitudes plutôt que de chercher à imiter les hommes. Les partisans de la libération féminine briguent une conception de l'égalité erronée, comme si cette misérable condition signifiait une similarité et une identité précise vis-à-vis de l'éducation, de l'emploi, des responsabilités et des devoirs.

Il est évident que la composition biologique des hommes et des femmes est très différente et que par conséquent leurs droits et leurs devoirs sont distribués en fonction de ces différences. Il n'est pas correct de donner les mêmes droits et les mêmes devoirs sous tous les aspects sociaux, mais plutôt des droits égaux comme l'Islam le fait. Car « droits égaux » ne signifie pas « mêmes droits »

 Droit à l'héritage

 

Les femmes, avant l'avènement de l'Islam, n'avaient aucun droit à l'héritage. Des endroits comme l'Iran, l'Inde, l'Arabie et l'ensemble de l'Europe étaient envahis par les ténèbres et subissaient un chaos contre lequel aucune femme ne pouvait même espérer protester. Le Noble Qur'an dit :

"li-r-rijali nasibun mima taraka l-walidani wa-l-aqrabuna, wa-li-n-nisa'i nasibun mimma taraka l-walidani wa-l-aqrabuna ..."" (4:7)

« Pour les hommes il y a une part de ce qui est laissé par leurs parents et leurs proches, et pour les femmes il y a [également] une part de ce qui a été laissé par leurs parents et leurs proches. »

La femme, avant l'avènement de l'Islam, ne pouvait pas hériter, en fait au contraire, on héritait d'elle ! Elle était considérée comme une part de l'héritage elle-même, et était soit gardée soit vendue par les héritiers males.

De nos jours, certaines sociétés donnent à la femme le droit d'hériter, mais sachons bien que cette règle fut introduite par l'Islam. C'est un droit dont jouissent les femmes, jeunes ou âgées, et qui entra en vigueur depuis les premiers temps de l'Islam.

 

Droit à travailler pour un salaire


L'islam permet à la femme de travailler et de gagner sa vie. Ce droit lui fut donné il y a quatorze siècles quand le reste du monde le lui refusait.

"li-r-rijali naseebun mimma ktasabu, wa-li-n-nisa'i nasibun mimma ktasabn(a)" (4:32)

« Pour les hommes il  'a une part de ce qu'ils se seront acquis, et pour les femmes il y a une part de ce qu'elles se seront acquis. »

Le verset ci-dessus du Glorieux Qur'an exprime la position de l'islam en regard du travail professionnel de la femme. Il y a, toutefois, des conditions et des restrictions légales à garder à l'esprit à chaque instant.

L'Islam ne requiert pas de la femme qu'elle entreprenne un métier, une vocation ou une profession si cela ne lui est pas nécessaire. Comme je l'ai mentionné plus tôt, les constitutions biologiques et les structures psychologiques de chaque sexe sont très différentes, et c'est pourquoi ils ont chacun un rôle assigné dans la famille qui est différent. Le principal rôle de la femme est de s'occuper de son foyer matrimonial, de porter et d'élever ses enfants d'une manière convenable, etc. Si elle peut remplir parfaitement ce rôle, et en même temps travailler hors de sa maison pour que son salaire s'ajoute à celui de son mari, elle peut tout à fait le faire, et cela tant que son travail ne lui demande pas de transgresser les frontières établies par la Loi Islamique : la Shari'ah.

Ce sont les trois changements fondamentaux qui furent apportés par l'Islam pour élever le statut des femmes au sein de nos sociétés. Si l'Islam n'avait pas décrété ces précédents sociaux, il aurait été difficile de croire qu'un quelconque autre système social, politique, ou moral l'aurait fait, car ils étaient à l'époque tout simplement inconcevable par le seul esprit humain.

* * *

A la base, la femme avait trois rôles important à jouer dans la société. Elle était soit une mère, soit une fille, soit une épouse. Aucun de ces rôles ne lui était reconnu convenablement jusqu'à ce que l'Islam introduise des changements essentiels. Dans ce qui suit, nous allons expliquer brièvement les coutumes prédominantes et les pratiques qui avaient court quant à l'exploitation immorale de la femme vis-à-vis de ses trois rôles, et comment l'Islam a mit fin à cette oppression et a bénit la femme avec l'honneur et la reconnaissance qui lui sont dus.


Fille


Parmi les nombreuses tribus de l'Arabie, il était devenu une coutume établie de se débarrasser des nouveau-nées filles aussi vite que possible. Pour le père, la naissance d'une fille était la naissance d'une malédiction. Cela faisait naître une vague de rage dans le cœur dur comme la pierre du père qui enterrait immédiatement la petite vivante, la regardant hurler et implorer impuissante la miséricorde et l'affection paternelle. Beaucoup d'enfant filles subissaient des fins similaires, tôt ou tard.

 

Quand l'Islam vint, les enseignements du Saint Qur'an et la guidance de la Miséricorde des Univers, le Messager Muhammad salallahu ‘alaihi wa salam aidèrent à éradiquer ce genre de mal définitivement. Le Messager de Miséricorde salallahu ‘alaihi wa salam promit le Paradis à celui qui élèverait ses filles selon les enseignements Islamiques et qui les marierait à de pieux maris. D'autres enseignements similaires tirés du Glorieux Qur'an et de l'exemple de l'Ultime Messager salallahu ‘alaihi wa salam eurent un tel impact positif sur la vie sociale des gens dans leur ensemble que le concept même de soit disant « malédiction » fut moralement abolit, et est appelé jusqu'à ce jour « bénédiction ».


Epouse


La piteuse et misérable condition de l'épouse n'est pas un secret. Elle était surchargée de travail, sous-alimentée et traitée pire qu'un animal. Elle servait sans relâche son mari et ses enfants, jour et nuit, n'ayant presque pas de temps pour se reposer. Son labeur et sa sueur était à peine récompensé si ce n'est par des haillons sur son dos et quelques bouchées de nourriture, souvent des restes, juste pour tenir son corps et son âme en vie.

 

Son secours apparut en la forme de l'islam qui la libéra rapidement de cette condition.

"wa ‘ashiru-hunna bi-l-ma'ruf(i)" (4:19)

"Et vivez avec elles en paix." 



"hunna libasun lakum wa-antum libasun lahunn(a)" (2:187)

"Elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles."


Le Bien-aimé Messager salallahu ‘alaihi wa salam a dit :

"khayrukum khayrun bi-ahlihi wa-ana khayrun bi-ahli"

« Le meilleur d'entre vous est celui qui est le meilleur [dans son comportement] envers sa famille, et je suis le meilleur [dans mon comportement] avec ma famille. »

Ce ne sont que quelques-uns des enseignements que l'on tire du Livre d'Allah subhanahu, qui aidèrent à renforcer les relations matrimoniales entre l'homme et son épouse, et aida à promouvoir une atmosphère domestique plus saine et plus paisible.


Mère


L'Islam honore la mère par le titre de « Reine du Foyer », mais sa situation n'étais pas telle avant qu'Allah tout puissant n'envoi son Ultime Messager salallahu ‘alaihi wa salam.

 

La mère pouvait être maltraitée et spoliée durant sa période matrimoniale par son mari et ses enfants, et, une fois veuve, elle était souvent considérée comme une partie de l'héritage, sans même parler du fait d'être privée dudit héritage. Un de ses beaux fils, de ses fils adoptifs, ou tous à la foi étaient habilités à l'épouser ou à cohabiter avec elle. On ne lui accordait aucune noblesse et elle n'était considérée comme rien de plus qu'une propriété dispensable qui peut être échangée à volonté.

L'islam restaura cette relation sacrée et la remise à la place qu'elle méritait sur le devant de la scène en déclarant par les mots du Saint Prophète salallahu ‘alaihi wa salam :

"al-jannatu tahta aqdami l-ummahat(i)"

"Le Paradis se trouve sous les pieds des mères."

Il y a de tels versets et traditions prophétiques qui encouragent les Musulmans à respecter et servir leurs parents, tout particulièrement leurs mères.

Aujourd'hui dans le monde Occidental, civilisé, développé et moderne, nous trouvons des « maisons de retraites » qui existent pour abriter ces personnes âgées impuissantes qui ont été rejetées et délaissées par leur enfants déloyaux devenus adultes et n'ont personne pour s'occuper d'eux.

* * *

L'islam, de toute évidence, a amélioré le statut et l'honorabilité de la femme quand aucune autre religion ni aucun système social ne s'était même penché sur son existence. L'islam lui a attribué des droits dont elle n'avait jamais jouit jusqu'alors. Elle devint alors en mesure de concurrencer l'homme dans toutes les sphères de la vie et de participer à l'établissement d'une atmosphère saine et pieuse. C'est ce qui a lancé la « société progressiste. »

Quand il a été donné à l'homme la chance d'exceller en piété et en chasteté, la femme fut également encouragée à en faire de même, comme le dit le Noble Qur'an :

"inna l-muslimina wa-l-muslimati, wa-l-mu'minina wa-l-mu'minati, wa-l-qanitina wa-lqanitati, wa-s-sadiqina wa-s-sadiqati, wa-s-sabirina wa-s-sabiraati, wa-l-khashi'ina wa-lkhashi'ati, wa-l-mutasaddiqina wa-l-mutasaddiqati, wa-s-sa'imina wa-s-sa'imati, wa-lhafidhina furujahum wa-l-hafidhati, wa-dh-dhakirina Allaha kathiran wa-dh-dhakirati, a'adda Allahu lahum maghfiratan wa-ajran ‘adhima(n)" (33:35)

 

Les Musulmans et Musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, véridiques hommes et femmes, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d'aumònes, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs abondants de Dieu et invocatrices : Dieu a préparé pour eux un pardon et une immense récompense.

 

Ce verset témoigne que et les hommes, et les femmes ont l'opportunité d'accomplir des actes pieux et de pratiquer la chasteté dans l'intention de satisfaire leur Seigneur Souverain, Allah Tout-Puissant, et de mériter pour leur propre bien une place honorable en ce monde et dans l'Au-delà.

 

* * *

L'apparition de l'Islam signifia la juste et honorable reconnaissance de la femme en tant qu'être humain. Elle signifia qu'elle fut pourvue de droits égaux et d'opportunités de jouer un rôle positif dans la société, pour faire bon usage de ses talents. L'Islam l'a bénit par un statut social inconcevable de mère, d'épouse, et de fille. Il lui donna la liberté de faire ce qu'elle souhaite, quand et comme elle le souhaite, tout en étant sujette aux réglementations, restrictions et injonctions énoncés par l'Islam.

 

Beaucoup de penseurs Occidentaux n'arrivent toujours pas à comprendre que la liberté non régulée dérange la chasteté naturelle de la femme [et de l'homme]. Si on lui donne des droits illimités ou inadaptés à sa constitution biologique, le système a toutes les chances de polluer l'environnement social avec une corruption et des souillures incontrôlables. La pornographie, la prostitution, le viole, la fornication et l'homosexualité ne sont que quelques-uns des fléaux moraux qui atteignent le monde Occidental de nos jours.

 

Le monde doit réfléchir encore et encore et réaliser que l'Islam porte la solution aux maux qu'affronte l'humanité aujourd'hui. Les droits et les devoirs, adaptés aux caractéristiques naturelles de la femme, doivent non seulement lui être donnés, mais également être conservés dans leurs limites et sauvegardés pour administrer socialement nos vies et assurer la prospérité globale et la paix constante dont le monde a besoin. C'est l'Islam qui fut pionnier de la dignité et de l'honneur des femmes, et c'est l'Islam qui les préservera.



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Jeudi 28 mai 2009


Sois bon envers ton voisin, tu seras un (parfait) croyant...



 


Proposé par Mouhammad Patel le Jeudi, 05 Avril 2007

 

 

Discours prononcé à la Mosquée Attyab oul Massâdjid de Saint-Pierre le Vendredi 10 Novembre 2006

 

 

Bismillâhir Rahmânil Rahîm

 

Chers frères,

 

Être musulman, c'est une triple façon d'être… C'est d'abord et avant tout une façon d'être envers le Créateur ; c'est ensuite une façon d'être envers les créatures, vivantes ou inertes ; c'est enfin une façon d'être envers soi-même. Nous avions initié il y a quelques temps l'étude d'un Hadith qui présente justement quelques conseils importants concernant chacune de ces trois facettes de la personnalité du musulman.

 

 

Le premier de ces conseils portait sur l'attitude à avoir envers le Créateur tandis que le second était en rapport avec le lien que le musulman doit entretenir avec les choses de ce monde.

 

Nous allons aujourd'hui nous concentrer sur le troisième enseignement, qui concerne, lui, une dimension de la façon d'être avec ceux qui nous entourent. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) dit :

 

 

وَأَحْسِنْ إِلَى جَارِكَ تَكُنْ مُؤْمِنًا

 

"Adopte "al ihsân" envers ton voisin, tu seras un croyant (complet)."

 

Le Messager d'Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) met ici l'emphase sur l'attitude que le musulman doit adopter à l'égard de son voisin : des oulémas précisent que le terme "djâr" employé ici désigne bien évidemment celui qui habite à proximité, mais également toute personne que nous côtoyons, que ce soit durant le travail, pendant les études, au cours du voyage, etc.

 

En revenant vers l'ensemble des références traitant de ce sujet, il ressort que chacun a, à ce niveau, trois devoirs fondamentaux :

 

1) Le premier est justement celui qui est souligné dans le présent Hadith, en l'occurrence le devoir de bienveillance (al ihsân). Le musulman doit ainsi toujours s'efforcer d'adopter une attitude positive et un comportement empreint de bonté envers son voisin, et ce, par exemple :

 

  • en le traitant avec considération et respect. Abou Houraïra (radhia Allâhou anhou) rapporte que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit :

 

 

مَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ فَلْيُكْرِمْ جَارَهُ

 

"Celui qui croit en Allah et au Jour Denier, qu'il honore son voisin."  (Boukhâri et Mouslim)

 

 

  • en manifestant de la générosité à son égard. A une occasion, le Messager d'Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) avait exhorté l'un des ses Compagnons (radhia Allâhou anhou), Abou Dharr (radhia Allâhou anhou), en ces termes :

 

 

إِذَا طَبَخْتَ مَرَقًا فَأَكْثِرْ مَاءَهُ ثُمَّ انْظُرْ أَهْلَ بَيْتٍ مِنْ جِيرَانِكَ فَأَصِبْهُمْ مِنْهَا بِمَعْرُوفٍ

 

"Lorsque tu prépares un bouillon, augmentes-y la quantité d'eau puis offres-en un peu à une famille de ton voisinage."  (Mouslim)

 

 

A une autre occasion, le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) s'était adressé aux musulmanes et leur avait dit :

 

يَا نِسَاءَ الْمُسْلِمَاتِ لَا تَحْقِرَنَّ جَارَةٌ لِجَارَتِهَا وَلَوْ فِرْسِنَ شَاةٍ

 

"Qu'aucune femme ne méprise (le cadeau qu'elle peut offrir) à sa voisine, même s'il s'agit (de quelque chose d'aussi insignifiant qu')une patte de mouton."

 

(Boukhâri et Mouslim)

 

 

  • ou encore, en lui apportant l'assistance et le soutien moral ou matériel dont il peut avoir besoin. Anas (radhia Allâhou anhou) rapporte que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit :

 

 

ما آمن بي من بات شبعان و جاره جائع إلى جنبه و هو يعلم به

 

"N'a pas cru en moi celui qui dort repu tandis que son voisin, à côté de lui, a faim et il est au courant de cela."

 

(Mousnad Bazzâr – Authentifié par Al Albâni)

 

Il est très important de souligner cependant que l'expression du bon comportement envers le voisin doit se faire dans le strict respect des impératifs du droit musulman, notamment en ce qui concerne les limites imposées dans les contacts avec les personnes du sexe opposé. Il est par exemple évident que la façon d'exprimer sa courtoisie ne sera pas du tout la même pour un homme à l'égard d'une voisine qu'à l'égard d'un voisin : Les règles au niveau du contact visuel, de la façon de converser etc. avec chacun d'eux sont bien évidemment différentes et doivent être scrupuleusement respectées… Si je prends la peine d'insister sur ce point, c'est simplement parce que chaytân et son allié, notre nafs ammârah (facette de l'égo qui inspire fréquemment le mal), peuvent aisément nous pousser à la transgression à ce niveau, et ce, sous couvert des meilleurs intentions, en nous exhortant par exemple à adopter une bienveillance -ihsân- à deux vitesses qui ferait que :

 

- l'on présente à une voisine un grand salut décoré par notre plus beau sourire, alors que pour un voisin, on se contente la plupart du temps d'un simple et rapide "bonjour"…

 

- l'on soit pris d'une grande compassion lorsqu'on voit une voisine porter deux sacs et que l'on soit donc toujours prêt à lui proposer son aide, alors que, dans le même temps, si nous voyons un voisin peiner pour transporter quelque chose de bien plus lourd chez lui, on est bien moins prompt à lui venir en aide…

 

 

2) Le second devoir envers le voisin consiste à éviter de faire quoique ce soit qui puisse lui causer du tort. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a tenu des propos des sévères concernant celui qui nuit à son voisin ; il (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit :

 

والله لا يؤمن والله لا يؤمن والله لا يؤمن قيل ومن يا رسول الله ؟ قال الذي لا يأمن جاره بوائقه

 

"Par Allah ! N'est pas croyant ! Par Allah ! N'est pas croyant ! Par Allah ! N'est pas croyant (...) celui dont le voisin n’est pas à l'abri de ses méfaits." (Sahîh oul Boukhâri)

 

 

Cela implique par exemple que l'on soit particulièrement vigilant au bruit que nous faisons (surtout lors des heures de repos), à la façon dont nous nous garons devant chez lui, à l'entretien de l'espace qui se trouve à proximité immédiate de sa propriété,… C'est souvent en raison de la négligence dont on se montre coupable par rapport à ces points (considérés fréquemment comme étant des détails, mais qui, en réalité, sont très importants) que des tensions durables apparaissent entre voisins.

 

Et il faut savoir que les nuisances causées au voisin peuvent avoir des conséquences terribles… Elles peuvent annuler complètement l'effet positif de toutes nos bonnes actions nafl -non obligatoires, comme en témoigne le récit suivant :

 

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَ قَالَ رَجُلٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ فُلَانَةَ يُذْكَرُ مِنْ كَثْرَةِ صَلَاتِهَا وَصِيَامِهَا وَصَدَقَتِهَا غَيْرَ أَنَّهَا تُؤْذِي جِيرَانَهَا بِلِسَانِهَا قَالَ هِيَ فِي النَّارِ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ فَإِنَّ فُلَانَةَ يُذْكَرُ مِنْ قِلَّةِ صِيَامِهَا وَصَدَقَتِهَا وَصَلَاتِهَا وَإِنَّهَا تَصَدَّقُ بِالْأَثْوَارِ مِنْ الْأَقِطِ وَلَا تُؤْذِي جِيرَانَهَا بِلِسَانِهَا قَالَ هِيَ فِي الْجَنَّةِ

 

Abou Houreirah (radhia Allâhou anhou) raconte ainsi qu'un homme questionna un jour le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) en ces termes : "(Que penser d') une telle (qui) est réputée pour son grand nombre de salât, de jeûnes et de dons (surérogatoires), mais elle cause du tort à ses voisins par ses propos…." Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) répondit : "Elle est dans le Feu !" (étant donné qu'elle s'efforce, d'un côté, d'accomplir ce qu'il est permis d'abandonner, tandis que, de l'autre côté, elle ne se gêne pas à faire ce qu'il est obligatoire de délaisser…) Il (l'homme) demanda (alors) : "(Et qu'en est-il d') une telle (autre) qui est (plutôt) connue pour son petit nombre de jeûnes, d'aumônes et de prières. Elle donne (seulement en aumône) des morceaux de fromage. Néanmoins, elle ne cause pas de tort à ses voisins par ses propos." Le Prophète Mouhammad (sallallâhou 'alayhi wa sallam) dit alors : "Elle est au paradis." (étant donné que l'essentiel, dans la pratique du dîn, consiste à faire ce qui est obligatoire et à s'abstenir de ce qui est interdit : et c'est justement ce que fait cette seconde femme. Il n'y a en effet pas vraiment d'intérêt à se focaliser exclusivement sur ce qui est secondaire et à délaisser complètement ce qui est fondamental, comme nous l'avions souligné lors de notre précédente intervention…)

 

(Sahîh Ibnou Hibbân)

 

Par ailleurs, il existe des Ahâdîth qui montrent que la gravité de porter atteinte aux droits sacrés d'autrui est encore plus grave lorsque c'est le voisin qui en est la victime. Ainsi le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit en ce sens que le fait de faire le zinâ avec la femme de son voisin est dix fois plus grave que le zinâ avec n'importe quelle autre femme. Et voler son voisin est également dix fois grave que voler n'importe qui d'autre. (Sens d'un Hadith rapporté par Miqdâd (radhia Allâhou anhou) et authentifié par Al Albâni)

 

 

3) Le troisième devoir envers le voisin consiste à s'efforcer de faire preuve de retenue et de supporter avec patience quand celui-ci a une attitude désagréable et se comporte mal envers nous. C'est ce que Hassan Al Basri (rahimahoullâh) disait :

 

ليس حسن الجوار كف الأذي و لكن حسن الجوار إحتمال الأذي

 

"La bonne compagnie avec les gens du voisinage ne consiste pas (simplement) à s'abstenir de nuire; elle consiste (aussi) à supporter (avec patience) le tort (qui nous est causé)."

 

Ce devoir est certainement le plus difficile des trois… mais c'est aussi celui qui est probablement le plus méritoire. Abou Dharr (radhia Allâhou anhou) rapporte que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a cité à une occasion trois personnes qu'Allah aime ; parmi celles-ci, il a mentionné :

 

رَجُلٌ كَانَ لَهُ جَارُ سُوءٍ ، يُؤْذِيهِ ، فَصَبَرَ عَلَى أَذَاهُ ، حَتَّى يَكْفِيَهُ اللَّهُ إِيَّاهُ بِحَيَاةٍ أَوْ مَوْتٍ

 

"L'homme qui a un mauvais voisin qui le nuit, mais qui fait preuve de patience par rapport au tort qui lui est fait, et ce, jusqu'à ce qu'Allah le mette à l'abri (de ces méfaits) pendant qu'il est encore en vie ou après sa mort."

 

(Tabarâniy)

 

Voici donc de façon synthétique ce que nous enseignent nos références par rapport aux droits du voisin. Avant de conclure, je tiens à souligner encore deux points :

 

- Tout d'abord, le devoir d'al ihsân envers le voisin s'applique bien évidemment quand celui-ci est musulman, mais il doit également être respecté lorsque celui-ci ne partage notre foi. On rapporte ainsi au sujet de Abdoullâh Ibn 'Amr (radhia Allâhou anhou) que, lorsqu'on égorgeait un animal pour le faire cuire chez lui, il (radhia Allâhou anhou) s'assurait à ce qu'une partie de celui-ci soit offert à son voisin qui était juif, en rappelant les propos suivants du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) :

 

"Djibrail (alayhis salâm) m'a tellement interpellé au sujet du voisin que j'ai crains que celui-ci soit désigné comme héritier."

 

عن عبد الله بن عمرو أنه كان له جار يهودي و كان إذا ذبح الشاة قال احملوا إلى جارنا منها فإني سمعت رسول الله صلى الله عليه و سلم يقول ما زال جبريل يوصيني بالجار حتى ظننت أنه سيورثه

 

Et il faut bien comprendre que, pour que les non musulmans apprennent à apprécier l'Islam à sa juste valeur, aucun discours ne pourra jamais égaler le respect des différents enseignements que nous avons vu. Dans les conditions actuelles, où l'Islam et les musulmans sont constamment dénigrés, on peut disserter ou discourir pendant des heures sur les enseignements altruistes, magnanimes et humanitaires de notre religion avec les non musulmans, mais si ces qualités sont absentes de notre comportement, notre propos aura bien peu d'effet, étant donné que c'est sur nos actes que nous sommes jugés par ceux qui nous entourent.

 

- Cette réflexion que nous avons menée aujourd'hui sur l'importance des devoirs envers le voisin doit nous rappeler un autre devoir encore plus important : celui du bon comportement envers celle qui est bien plus proche de nous… c'est-à-dire notre épouse. Quant on constate avec quelle insistance le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a exhorté les musulmans à faire preuve d'ihsân et à ne pas nuire celui qui habite à proximité, on peut aisément déduire la bienveillance dont ont doit témoigner envers celle qui vit carrément avec nous… Se montrer désagréable avec elle peut très rapidement transformer sa vie en un véritable calvaire. Pourtant, il faut reconnaître que, dans la vie quotidienne, nous accordons bien moins d'importance au bon comportement envers notre épouse qu'envers les personnes étrangères. On ne voit souvent aucun problème à faire gratuitement des choses qu'elle n'aime pas, qui la dérangent ou qui lui cause du tort… en oubliant que le fait de la nuire injustement est tout aussi harâm (et représente un péché kabîrah) que porter préjudice à n'importe quel autre musulman.

 

Wa Allâhou A'lam !

 

 

Par fleurislam - Publié dans : Les actes louables
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Vendredi 1 mai 2009


Les signes de la Fin du Monde...

 

Proposé par Mouhammad Patel le Lundi, 27 Août 2001


 

 

 

Dans le vocabulaire islamique, le terme "Quiyâmah" se réfère à la Fin du Monde, qui aura lieu au moment où l'Ange Isrâfil (alayhis salâm), obéissant à l'ordre d'Allah, soufflera dans la Trompe ("Soûr"). Cela produira un son terrible, qui fera trembler la Création entière. C'est au sujet de ce Jour que le Qour'aane dit:

 

"Ô hommes ! Craignez votre Seigneur. Le séisme [qui précédera] l'Heure est une chose terrible. Le jour où vous le verrez, toute nourrice oubliera ce qu'elle allaitait, et toute femelle enceinte avortera de ce qu'elle portait. Et tu verras les gens ivres, alors qu'ils ne le sont pas. Mais le châtiment d'Allah est dur."

 

(Sourate 22 / Versets 1-2)

 

Ce son ne cessera de s'amplifier jusqu'à ce que tous les êtres vivants, visibles (comme les hommes, les animaux…) ou invisibles (anges, djinns…), soient exterminés; à la suite de quoi, les montagnes seront détruites; la terre, les autres planètes et les étoiles seront annihilées. L'ensemble des galaxies et l'Univers entier cesseront alors d'exister. Seul Allah, le Majestueux et Tout Puissant subsistera dans toute Sa Grandeur. Les passages suivants du Qour'aane décrivent de façon terrifiante ce moment:

 

"Tout ce qui est sur elle [la terre] doit disparaître, [Seule] subsistera La Face [Wajh] de ton Seigneur, plein de majesté et de noblesse."

 

(Sourate 55 / Versets 26-27)

 

"Quand la terre sera secouée violemment, et les montagnes seront réduites en miettes, et qu'elles deviendront poussière éparpillée"

 

(Sourate 56 / Versets 4-6)

 

"Le fracas ! Qu'est-ce que le fracas ? Et qui te dira ce qu'est le fracas ? C'est le jour où les gens seront comme des papillons éparpillés, et les montagnes comme de la laine cardée…"

 

(Sourate 101 / Versets 1-5)

 

"Le jour où Nous plierons le ciel comme on plie le rouleau des livres."

 

(Sourate 21 / Verset 104)

 

"Puis, quand d'un seul souffle, on soufflera dans la Trompe, et que la terre et les montagnes seront soulevées puis tassées d'un seul coup; Ce jour-là alors, l'Événement se produira, et le ciel se fendra et sera fragile, ce jour-là."

 

(Sourate 69 / Versets 13-16)

 

Après quoi, Allah créera à nouveau la terre et les cieux, puis ressuscitera les être vivants pour le Jugement Dernier ("Al Hisâb"). C'est toujours le Qour'aane qui nous rappelle ceci en ces termes:

 

"…au jour où la terre sera remplacée par une autre, de même que les cieux et où (les hommes) comparaîtront devant Allah, l'Unique, Le Dominateur Suprême."

 

(Sourate 14 / Verset 48)

 

"Tout comme Nous avons commencé la première création, ainsi Nous la répéterons; c'est une promesse qui Nous incombe et Nous l'accomplirons !"

 

(Sourate 21 / Verset 104)

 

"Il interroge : "A quand, le Jour de la Résurrection ? " Lorsque la vue sera éblouie, et que la lune s'éclipsera, et que le soleil et la lune serons réunis, l'homme, ce jour-là, dira : "Où fuir ? " Non ! Point de refuge ! Vers ton Seigneur sera, ce jour-là, le retour. L'homme sera informé ce jour-là de ce qu'il aura avancé et de ce qu'il aura remis à plus tard."

 

(Sourate 75 / Versets 6-13)

 

Tous les Prophètes (alayhimous salâm) d'Allah sans exception ont annoncé à leur peuple respectif la Fin du Monde, le "Quiyâmah". Cependant, le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a enseigné à sa communauté que l'Heure était maintenant relativement proche.

 

Il affirmait: "J'ai été envoyé, alors que le moment qui me sépare de l'Heure est comparable à ces deux doigts." (Boukhâri, Mouslim) En disant cela, il joignait son index et son majeur. La comparaison portait sur la petite différence de longueur entre les deux doigts. Allah annonçait déjà au moment de la venue du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) :

 

"L'Heure approche et la lune s'est fendue."

 

(allusion est faite dans ce verset au miracle qu'avait réalisé le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) en fendant la lune sur un signe du doigt.)

 

(Sourate 54 / Verset 1)

 

Il est à noter qu'aucune Créature ne connaît avec exactitude le moment exact de la Fin du Monde. Ni le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), ni même Djibraïl (alayhis salâm) ne possédaient cette information.

 

En effet, lorsque l'ange Djibrail (alayhis salâm) vint rencontrer le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) à la fin de sa vie sous apparence humaine afin de lui poser certaines questions (comme cela est relaté dans le "Hadith Djibraïl" (rapporté par Boukhâri et Mouslim, entre autres), il lui questionna au sujet de l'Heure. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) répondit: "Celui qui a été questionné n'en sait pas plus à ce sujet que celui qui l'a interrogé." Par ailleurs, le Qour'aane proclame clairement que le moment exacte du Jour Dernier fait partie des Mystères dont Allah est le Seul à connaître.

 

"La connaissance de l'Heure est auprès d'Allah"

 

(Sourate 31 / Verset 34)

 

Un chose est sûre, la Fin du Monde arrivera brusquement, comme en témoigne le Qour'aane:

 

Ils t'interrogent sur l'Heure : "Quand arrivera-t-elle ? " Dis : "Seul mon Seigneur en a connaissance. Lui seul la manifesta en son temps. Lourde elle sera dans les cieux et (sur) la terre et elle ne viendra à vous que soudainement."

 

(Sourate 7 / Verset 187)

 

" Et l'ordre [concernant] l'Heure ne sera que comme un clin d'œil ou plus bref encore ! "

 

(Sourate 16 / Verset 77)

 

Cependant, les Prophètes (alayhimous salâm) ont tous donné à leur communauté un certain nombre de signes qui précèderont l'Heure et qui annonceront sa venue, et ce, afin que les gens s'y préparent, qu'ils ne se laissent pas sombrer dans l'oubli et l'insouciance, emportés par les passions éphémères de la vie présente. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) étant le sceau des Prophètes, il est donc tout à fait logique qu'il ait donné le plus de détails à sa "Oummah" à ce sujet, comme en témoigne ce Hadith:

 

Abou Zayd (radhia allâhou anhou) raconte: "Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) accomplit (une fois) avec nous la Salât Fadr, puis il gravit le "Mimbar" (la chaire) et fit un sermon jusqu'à l'heure de Zouhr. Il descendit alors et pria, après quoi, il monta à nouveau sur le "Mimbar" et s'adressa à nous jusqu'à l'heure de Assr. Après avoir prié, il continua son sermon jusqu'au coucher du soleil. Durant tout ce temps, il nous parla des événements passés et de ce qui allait encore arriver dans l'avenir. Ceux qui parmi nous ont la meilleure mémoire sont les plus savants à ce sujet." (Mouslim)

 

Ainsi, il arrivait que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) s'adressait aux Compagnons (radhia allâhou anhoum) publiquement et leur parlait des Signes de la Fin du Monde. D'autres fois, il s'adressait à l'un d'entre eux individuellement et lui faisait part de certains événements à venir, comme cela était souvent le cas avec Houdhayfa (radhia allâhou anhou). Les musulmans ont alors transmis et protégé l'ensemble de ces Hadiths à travers les siècles.

 

Il faut aussi savoir que, si dans le Qour'aane, généralement, Allah ne fait allusion qu'aux Signes très proches de la Fin des Temps, dans les Hadiths, par contre, le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a aussi bien cité ceux qui sont proches que ceux qui sont assez éloignés. Un travail de classification a été fait en l'an 1040 de l'Hégire par Allâmah Mouhammad Barzandji r.a. Dans son ouvrage "Al Ichâ'ah li Achrâtis Sâ'ah", il a réparti ces Signes en trois groupes:

 

 

1) "Alâmâte Ba'ïdah": Signes éloignés.

 

2) "Alâmâte Moutawassitah" ou "Alâmâte Soughrâ" : Signes intermédiaires ou Signes Mineurs.

 

3) "Alâmâte Qarîbah" ou "Alâmâte Koubrâh" : Signes proches ou Signes Majeurs.

 

 

Avant de passer en revue un certain nombre d'entre eux mentionnés dans les Hadiths, je tiens à faire deux petites remarques:

 

Dans les Traditions, le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) n'a pas donné de détails quand à l'ordre suivant lequel ces Signes apparaîtront, ni le laps de temps exact qui les séparera. Les savants musulmans ont essayé, à partir de certains indices, de reconstituer une certaine chronologie de ces évènements.

 

 

Quand on prend connaissance des prédictions qui ont été faites par le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et des détails qui ont été donnés sur la condition du monde à venir, il y a de cela plus de 14 siècles, on ne peut rester insensible: l'Histoire nous a montré, nous le montre et nous montrera encore (Incha Allah) que les propos du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) étaient tout à fait véridiques. Les ennemis de l'Islam pourront toujours essayer de jeter le discrédit sur sa personne par tous les moyens possibles, ils ne pourront jamais changer la réalité exprimée par le Qour'aane:

 

 

"et il (Mouhammad) ne prononce rien sous l'effet de la passion; ce n'est rien d'autre qu'une révélation inspirée."

 

(Sourate 53 / Versets 3-4)

 

 

 

En lisant ces Hadiths, notre foi ne peut que s'amplifier. Ce qui donne envie de la proclamer haut et fort à l'attention de la Création entière:

 

"Je témoigne qu'il n'y a point d'autre Dieu à part Allah et je témoigne que Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) est l'Envoyé d'Allah."

 

 

1) Les Signes éloignés

 

Il s'agit des évènements qui se sont produit depuis longtemps déjà. Comme le laps de temps qui les sépare de la Fin des Temps est assez long, c'est pourquoi ils ont été qualifiés de "Signes éloignés". On compte parmi eux:

 

 

- La venue du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam).

 

- La fente de la lune par un signe du doigt du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam).

 

- Le départ de ce monde du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam).

 

- La bataille de "Siffîn" qui a eu lieu au mois de Safar de l'an 37 de l'Hégire entre l'armée de Ali (radhia allâhou anhou) et celle de Mouâwiyyah (radhia allâhou anhou). D'après les commentateurs de Hadith comme Ibné Hadjr r.a. et Allâmah Qoustoulâni r.a., un Hadith du Sahih Boukhâri en fait allusion. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) disait: "L'Heure ne viendra pas tant que deux groupes importants ne se soient pas livrés bataille. Il y aura entre eux une guerre terrible; cependant ils se réclameront d'une même cause." (Boukhâri)

 

- L'invasion des Tatares avec la prise de Bagdâd au cours du 7ème siècle de l'Hégire. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) l'avait prédit, plus de 600 années auparavant, avec des détails édifiants: "L'Heure n'aura pas lieu tant que vous n'aurez pas combattu les Turcs aux petits yeux, rougeauds, au nez petit et fin. Leur visage ressemblera à un bouclier martelé. L'Heure ne viendra pas tant que vous n'aurez pas livré combat à des gens dont les sandales seront fait de poils." (Boukhâri. D'autres versions sont citées par Mouslim, Ahmad, Tirmidhi…)

 

- Le terrible incendie qui débuta de la région du Hidjâz quelques temps avant les invasions Tatares, toujours au cours du 7ème siècle de l'Hégire. "L'Heure ne viendra pas tant que n'apparaîtra pas un feu de la terre du Hidjâz qui illuminera le cou des chameaux de Basrâ." (Mouslim et Boukhâri) disait le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam).

 

Les historiens musulmans affirment qu'un tel incendie a réellement eu lieu dans les conditions que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) avait évoqué en l'an 654 de l'Hégire. D'éminents savants tels que l'Imâm Nawawi r.a, Allâmah Qourtoubi r.a., Abou Châma Mouqaddissi r.a., Allâmah Qoustoulâni r.a. étaient présents à cette époque et ils le décrivent tous dans certains de leurs ouvrages.

 

 

2) Les Signes intermédiaires

 

Il s'agit des évènements qui ont déjà commencé à se produire, mais qui ne sont pas pour autant terminés. Beaucoup d'entre eux se réalisent encore actuellement et continueront à voir le jour jusqu'à ce que surviennent les Signes Majeurs. En voici quelques uns:

 

- Il sera de plus en plus difficile de pratiquer sa religion. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) dit en ce sens que, viendra un temps où la condition de celui qui voudra rester ferme sur sa religion sera comparable à celle d'un homme qui tient une braise dans la paume de sa main. (Tirmidhi)

 

- "Quand le croyant au sein de sa tribu sera plus méprisé qu'une brebis chétive." (Tabrâni)

 

- Les gens n'occuperont plus la place qui leur revient et des changements importants auront lieu dans le monde. On rapporte que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), répondant à une question de Djibraïl (alayhis salâm) au sujet des Signes de l'Heure, dit: "Quand tu verras la servante engendrer sa maîtresse (possible allusion à la désobéissance des enfants envers leurs parents), et les va-nu-pieds, les gueux, les miséreux et les bergers rivaliser dans la construction de maisons de plus en plus hautes." (Boukhâri et Mouslim).

 

- Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) dit encore: "Parmi les signes de l'Heure:… on accusera l'honnête de trahison et on fera confiance aux traîtres." (Ahmad, Bazzâr, Tabarâni).

 

Autres Hadiths à ce sujet:

 

- "Parmi les Signes annonciateurs de l'Heure: les mauvaises personnes seront honorées, les bonnes rabaissées, les actes et pratiques se feront rares tandis que l'on parlera beaucoup…" (Hâkim)

 

- "Quand le commandement sera confié à ceux qui n'en sont pas dignes…" (Boukhâri)

 

- "L'Heure ne viendra pas avant que la terre des arabes ne soit couverte de ruisseaux…" (Ahmad, Mouslim, Hâkim)

 

- "Quand les déserts seront construits et les villes détruites…" (Tabarâni)

 

- L'impudeur et le vice se répandront, avec notamment la généralisation de l'homosexualité et du lesbianisme. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) disait à ce sujet:

 

"La Fin du Monde n'aura pas lieu tant que les gens ne s'accoupleront pas en public dans la rue comme le font les ânes." (Ibné Hibbân, Bazzâr)

 

"Parmi les Signes de l'Heure: l'apparition de la grossièreté et de l'indécence…" (Tabrâni)

 

"Quand les hommes se satisferont des hommes et les femmes des femmes." (Tabrâni)

 

"(quand)…prolifèreront les enfants adultérins." (Tabrâni)

 

"… les femmes seront dévêtues tout en étant habillées…" (Ahmad et Hâkim)

 

"Parmi les signes de l'Heure: … (la généralisation) de l'adultère" (Boukhâri)

 

- Les liens familiaux seront rompus.

 

"Quand les liens de sang seront rompus…" (Moussannaf Ibné Abi Chayba)

 

"… (quand) l'homme obéira à sa femme et se montrera irrespectueux à l'égard de sa mère, quand il favorisera son ami et éloignera son père…" (Tirmidhi)

 

- Les forces de police et de sécurité seront nombreuses.

 

"Quand les forces de police se seront multipliées…" (Tabrâni).

 

- Le commerce se généralisera, mais les marchés connaîtront dans leur ensemble la récession.

 

"Avant la venue de l'Heure, il y aura (..) l'extension du commerce (possible allusion au phénomène de mondialisation commercial)…" (Ahmad)

 

"… (quand) la femme épaulera son époux dans son commerce, et le marché connaîtra la récession." (Ibné Mardawayh).

 

- Les savants seront corrompus.

 

"A la Fin des Temps, il y aura des dévots ignorants et des connaisseurs pervers." (Abou Nou'aym)

 

"Quand vos savants apprendront en vue de gagner Dinârs et Dihrams…" (Daylami)

 

- Les saisons seront trompeuses.

 

"Viendront pour les gens des saisons trompeuses…" (Ahmad, Ibné Mâdja et Hâkim)

 

D'après certains commentateurs, ce Hadith fait allusion à l'augmentation des pluies avec la diminution des récoltes. Il est aussi possible que ce Hadith fasse allusion aux anomalies climatiques qui se multiplieront.

 

- Les morts subites et les assassinats augmenteront considérablement.

 

"L'Heure n'aura pas lieu tant que n'augmentera pas le "Hardj." Quand on demanda au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) le sens du "Hardj", il expliqua "Le meurtre, le meurtre…" (Mouslim)

 

"Par Celui qui tient ma vie entre Ses Mains, ce monde ne disparaîtra pas avant que ne vienne pas une époque pour les gens où l'assassin ne saura pas pourquoi il a tué et la victime ne connaîtra pas non plus pourquoi elle a été tuée. " (Mouslim)

Pour ce qui est des morts subites, un Hadith de Tabarâni fait allusion à leur augmentation à la Fin des Temps.

 

- On considèrera les choses interdites comme licites:

 

"Viendra au sein de ma Communauté des gens qui considèreront l'adultère, le (port de la) soie (pour les hommes), le vin et les instruments de musique comme licites." (Boukhâri)

 

- Le temps se contractera.

 

"L'Heure n'aura pas lieu tant que le temps ne se sera pas contracté, au point que l'année passera comme un mois, le mois comme une semaine, la semaine comme un jour, le jour comme une heure; et l'heure s'écoulera aussi vite qu'un tison enflammé." (Tirmidhi)

 

Voici donc quelques Signes intermédiaires mentionnés dans les Hadiths.

 

 

Les Signes proches ou majeurs

 

Il s'agit là des évènements importants qui se succèderont juste avant la Fin du Monde. Bien que de nos jours, leur réalisation puisse paraître comme relevant du domaine du surnaturel, il n'en reste pas moins que chaque musulman doit avoir la conviction qu'ils se passeront réellement, comme nous l'ont annoncé Allah et Son Messager (sallallâhou alayhi wa sallam). Ces Signes, qui sont plus ou moins connus, constitueront un message clair à l'attention de l'Humanité annonçant le Début de la Fin.

 

- Grandes batailles entre les musulmans et leurs ennemis.

 

- Apparition de Al Mahdi.

 

- Prise de Constantinople.

 

- Apparition de Daddjâl (l’antéchrist)

 

- Retour de Issa (alayhis salâm).

 

- Mort de Daddjâl.

 

- Invasion des Gog et Magog ("Yâdjoûdj - Mâdjoûdj") suivi de leur extermination.

 

- Règne de Issa (alayhis salâm) puis son départ de ce monde.

 

- Apparition d'une fumée particulière qui fera souffrir énormément les mécréants.

 

- Lever du soleil à l'Ouest.

 

- Venue du "Dâbbah minal Ardh" (la Bête de la Terre), qui parlera aux hommes.

 

- Apparition d'un Feu venant du Yémen.

 

- Mort de tous les musulmans. 

 

- Fin du Monde sur les plus vils des hommes.

 

 

 

Voici une synthèse de ce que les Oulémas ont écrit au sujet de la Fin du Monde et des Signes qui le précèderont.

 

 

 

(Références: "Alâmât Quiyâmat" de Cheikh Rafi' Ousmâni. "Faqad Djâ'a Achrâtouhâ" de Mahmoud Atyyiah)

 

 

 

Wa Allâhou A'lam !

 

Et Dieu est Plus Savant !

 

Par fleurislam - Publié dans : Le Jugement Dernier
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Mercredi 29 avril 2009

La citadelle du musulman - Al-Qahtany



http://www.decitre.fr/gi/41/9782910941741FS.gif


Description du livre :
La Citadelle du Musulman, traduction du célèbre ouvrage Hisnoul-Mouslim, contient une compilation d’invocations selon le Coran et la Sounna. Ce livre renferme aussi bien les invocations quotidiennes que celles liées à différentes situations : se réveiller, manger, s’habiller, sortir, rentrer, prier, avoir peur, être triste, faire ses besoins, etc. On y retrouve les invocations liées aux rapports sociaux et aux différents événements de la vie.
Pour le musulman francophone, ce livre constitue un excellent moyen d’apprendre et de comprendre les invocations qu’il doit utiliser quotidiennement afin de se rapprocher de son Seigneur et de se protéger des dangers qui le guettent.

Détails du livre :
Livre : La citadelle du musulman
Auteur : Said Ibn Ali Ibn Wahf Al-Qahtany
Pages : 143 pages
Editeur : MAI Médine
Collection : -
Langue : Français

Détails du fichier :
Format : PDF
Taille : 1.8 MB

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Par fleurislam - Publié dans : L'invocation (dou'a)
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Dimanche 19 avril 2009


Le mérite des ablutions




Dieu le Très-Haut a dit:


«O vous qui avez cru! Quand vous vous levez pour la prière lavez-vous le visage... Dieu ne veut pas vous imposer quelque gêne mais II veut vous purifier et vous accorder Sa grâce entière, peut-être remercierez-vous». (Chapitre 5 - verset 6).



1024. Abou Hourayra (DAS) a dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu (BSDL) dire: «Les gens de ma communauté seront appelés le jour de la résurrection tandis que leurs visages et leurs membres seront blancs sous l'effet des ablutions. Celui d'entre vous qui peut étendre la blancheur de son visage (c'est-à-dire dépasser dans les ablutions les limites prescrites du visage) qu'il le fasse». (URA)


1025. Abou Hourayra (DAS) a encore dit: «J'ai entendu mon ami (le Prophète BSDL) dire: «Le Croyant aura une parure qui atteindra les limites de ses membres où est arrivée l'eau de ses ablutions». (Rapporté par Moslem)


1026. Selon "Othmàn Ibn 'Affàn (DAS), le Messager de Dieu (BSDL) a dit: «Toute personne qui a fait ses ablutions et en a respecté toutes les règles voit ses péchés sortir de son corps jusqu'à ce qu'ils sortent de dessous ses ongles». (Rapporté par Moslem)


1027. Il a dit encore: «J'ai vu le Messager de Dieu (BSDL) faire ses ablutions comme je suis en train de le faire. Puis il dit: «Celui qui a fait ainsi ses ablutions se voit absoudre de tous ses péchés passés tandis que sa prière et sa marche à la mosquée lui procurent un surplus de salaire». (Rapporté par Moslem)

 

 


1028. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Quand le Musulman (ou le Croyant) fait ses ablutions et qu'il se lave le visage, il sort avec l'eau toutes les fautes qu'il a commises en regardant avec ses yeux (des choses interdites). Quand il se lave les mains, il sort de ses mains avec l'eau toutes les fautes qu'il a commises en frappant (les autres) avec ses mains. Quand il se lave les pieds, il sort avec l'eau toutes les fautes qu'il a commises en marchant avec ses pieds (vers des endroits illicites). Tant et si bien qu'il sort complètement purifié de ses péchés». (Rapporté par Moslem)

 

1029. Selon lui encore, le Messager de Dieu (bsdl) vint au cimetière et dit: «Salut à vous, demeure de gens croyants! Nous devons, si Dieu veut, vous rejoindre. Comme j'aurais bien voulu voir nos frères (dans ce monde)!» Les gens dirent: «Ne sommes-nous point tes frères? 0 Messager de Dieu!» Il dit: «Vous, vous êtes mes Compagnons et mes frères sont ceux qui viendront après». Ils dirent: «A quoi reconnaîtras-tu ceux de ta communauté qui ne sont pas encore venus? O Messager de Dieu!» Il dit: «Que dites-vous d'un homme qui possède des chevaux marqués de blanc sur le front et sur les jambes au milieu d'autres chevaux complètement noirs, est-il capable de reconnaître ses propres chevaux?» Ils dirent: «Bien sûr que oui, ô Messager de Dieu!» Il dit: «Ils viendront (le jour de la résurrection) la face et les membres tout blancs du fait de leurs ablutions et c'est moi qui leur ouvrirai la route vers le bassin (du Paradis)». (Rapporté par Moslem)

 

Commentaire

 

Parmi les marques d'honneur que Dieu a bien voulu donner en exclusivité à notre Seigneur Mohammad (bsdl) est ce fameux bassin dit «Al Kawthar». Il se trouve juste à l'entrée du Paradis. Les bienheureux qui auront passé avec succès l'épreuve du Jugement et auront traversé sans dommage  le pont de l'Enfer (Sirat) seront très assoiffés à cause de leur longue attente et des émotions terribles qu'ils auront éprouvées. Quand ils boivent à ce bassin ils ne connaissent plus la soif et ils deviennent immortels. Seuls les adeptes de Mohammad (bsdl) y auront accès.


1030.
Selon lui encore, le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Voulez-vous que je vous indique l'œuvre par laquelle Dieu efface les péchés et élève les degrés?» Ils dirent: «Nous voulons bien, ô Messager de Dieu!» Il dit: «Parfaire ses ablutions malgré les désagréments (froid et autres), multiplier les marches vers les mosquées et y attendre, après chaque prière accomplie, la suivante. Voilà ce qu'on appelle se consacrer entièrement à Dieu». (Rapporté par Moslem)


1031.
Selon Abou Màlek Al Ash'ari (das), le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «La purification rituelle représente la moitié de la foi». (Rapporté par Moslem)


1032.
Selon 'Omar Ibn Al Khattàb (das), le Prophète (bsdl) a dit: «Toutes les fois que l'un de vous fait ses ablutions avec le plus grand soin, puis dit: «J'atteste qu'il n'est de dieu que Dieu, n'ayant aucun associé et j'atteste que Mohammad est Son Esclave et Son Messager», aussitôt les huit portes du Paradis lui sont ouvertes et il y entre par celle qu'il veut». (Rapporté par Moslem)


Attirmidhi ajoute à la suite des deux attestations précédentes: «Seigneur Dieu! Inscris-moi parmi ceux qui ne cessent de revenir à Toi et parmi ceux qui ne cessent de se purifier!».

 

 

 


 

Source: http://musulman007.free.fr/nouveau%20site/riyad/f185.htm 

Par fleurislam - Publié dans : La Purification
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Mercredi 15 avril 2009


" Footsteps in the light "

de Yusuf Islam








Par fleurislam - Publié dans : Anasheed
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Vendredi 10 avril 2009




Les causes d'augmentation ou de diminution de la foi

 


 



L’attention des prédécesseurs à augmenter leur foi

 

 

Omar – qu'Allah l'agrée – disait à ses compagnons : « Venez, nous allons augmenter notre foi ! »

 

Ibn Masûd disait : « Asseyez-vous avec nous, nous allons augmenter notre foi ! »

 

Il disait dans ses invocations : « Ô Allah ! Augmente-moi ma foi, ma certitude et ma compréhension dans la religion ! »

 

Muâdh disait : « Asseyez-vous avec nous, nous allons avoir la foi un moment ! »

 

 

Les causes d’augmentation de la foi

 

1. Apprendre la science religieuse.

 

Allah Le Très Haut dit : {Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah}

 

(Sourate ‘Le Créateur’ verset 28)

 

 

2. Réciter le Coran avec méditation et compréhension.

 

Allah Le Très Haut dit : {Certes ce Coran guide vers la voie la plus droite}

 

(Sourate 'El isra' verset 9)

 

 

3. Connaître les beaux Noms et les excellents Attributs d’Allah, puis L’adorer en conséquence de cette connaissance.

 

4. Méditer sur la biographie du Prophète – Prière et Salut sur lui.

 

6. Méditer sur les biographies des pieux prédécesseurs.

 

7. Méditer sur les avantages et mérites de la religion musulmane.

 

8. Méditer sur les signes manifestes de la Création d’Allah.

 

9. S’efforcer d’accomplir beaucoup d’adorations, multiplier les bonnes œuvres : prière, aumône, don, jeûne, pèlerinage, °omra, rappel d’Allah, demande de pardon, invocation, respect des liens de parenté, …

 

10. Être très attentif aux actes du cœur : la peur, la crainte, l’amour, l’espoir, l’humilité, la confiance, …

 

11. Être bon avec autrui.

 

12. Prêcher la cause d’Allah avec sagesse et bonne parole.

 

13. Ordonner le bien et interdire le blâmable, suivant sa capacité.

 

14. Côtoyer les gens de bien.

 

15. Se détourner des réunions de débauche et de paroles blâmables.

 

16. S’abstenir de trop manger, trop parler, trop dormir, et de trop fréquenter les gens.

 

17. Baisser le regard devant les choses illicites.

 

18. Se passer de ce que possèdent les gens.

 

19. Dire toujours la vérité, car ceci guide vers la piété.

 

20. Regarder celui qui est au-dessus de soi en ce qui concerne la religion, et celui qui est au-dessous de soi en ce qui concerne les choses de la vie courante.

 

Les causes de diminution de la foi

 

1. Être ignorant. Être distrait. Se détourner et oublier.

 

2. Commettre des péchés.

 

3. Être envieux.

 

4. Avoir de mauvaises fréquentations.

 

5. Être influencé par le diable.

 

6. Être guidé par son âme qui incite au mal.

 

7. Porter son regard sur les choses qu’Allah a interdites.

 

8. Utiliser sa langue dans la calomnie, la médisance, les disputes futiles.

 

9. Écouter ce qui provoque la colère d’Allah : la musique, les paroles blâmables, …

 

10. Trop manger, trop boire, trop dormir, trop fréquenter les gens.

 

 

Extrait d’un livre de : Mohammed ibn Ibrâhîm El Hamd

 

 

 

 

 

 

Par fleurislam - Publié dans : Le rappel de Dieu (dhikr)
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Lundi 1 décembre 2008

Les vertus de la première décade de Dhoul Hidjja.

Proposé par Mouhammad Patel le Vendredi, 31 Août 2001

 

 

 

 

Toutes les louanges reviennent à Allah qui a créé le temps, qui a rendu des jours et des nuits meilleurs que d'autres, durant lesquels les récompenses sont surmultipliées, et ce, par Miséricorde à l'égard de Ses serviteurs. L'existence de telles occasions doit encourager l'homme à faire de bonnes œuvres et doit faire croître son ardeur pour l'adoration de Son Créateur. C'est en effet là un moyen pour le croyant lui permettant d'élargir sa part de récompenses, et ainsi, de mieux se préparer à la mort et au Jugement Dernier.

La personne heureuse est celle qui tire le meilleur de ces moments précieux et s'approche de Son Seigneur par des actes d'adoration. Nul doute qu'une telle conduite lui permettra d'obtenir la grâce et la bénédiction d'Allah et lui procurera la joie de se trouver à l'abri des tourments de l'enfer.

 

Il est du devoir de chaque musulman que de comprendre la valeur de sa vie et de faire de bonnes œuvres jusqu'à sa mort, comme l'ordonne le Quran :

 

" ... et adore ton Seigneur jusqu'à ce que te vienne la certitude" 

(Al-Hijr ,Verset 99)

 

D'après les commentateurs du Quran, l'expression « la certitude » dans ce verset désigne la mort.

 

Les dix premiers jours de Dhoul-Hidjja comptent parmi ces "saisons spéciales" d'adoration et de culte. Ibn ' Abbâs (radhia allâhou anhou) rapporte ces propos du Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) :

 

« Aucune action n'est plus aimée par Allah que celle qui est faite durant ces dix jours. » (c'est à dire les dix premiers jours de Dhoul Hadj). Les gens demandèrent : "Pas même la lutte dans la voie d'Allah ? " Il répondit : "Pas même la lutte dans la voie d'Allah, excepté dans le cas d'un homme qui sort au péril de sa vie et de ses biens et qui ne ramène rien. » (Boukhâri).

 

Ce Hadith, ainsi que beaucoup d'autres, indiquent que ces dix jours ont plus de valeur que tous les autres jours de l'année. D'après les savants, leur supériorité dépasse même celle des dix derniers jours (pas les nuits) de Ramadhân.

 

On peut déduire les vertus de ces jours d'après un certain nombre de choses :

 

-         Dans le Quran, Allah jure par eux. Le fait d'être l'objet d'un serment suffit pour désigner leur importance. Allah dit: "Par l'Aube ! et par les dix nuits !" (Al-Fadjr Versets 1-2). Ibn ' Abbaas, Ibn al-Zubayr, Mujaahid ainsi que d'autres commentateurs du Quran disent que ceci se rapporte à la première décade de Dhoul-Hidjja. Ibn Kathîr affirme qu'il s'agit là "de l'opinion correcte." (Tafseer Ibn Kathîr, 8/413)

-         Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) a témoigné que ce sont les meilleurs jours de l'année, comme cela a été mentionné plus haut dans le Hadith du Sahih Boukhâri, rapporté par Ibn ‘Abbâs (radhia allâhou anhou).

 

-         Le Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a lui-même encouragé les musulmans à multiplier les bonnes actions durant ces jours.

 

-         Le Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a aussi ordonné de réciter en grand nombre durant cette période le Tasbih ("Subhan-Allaah"), le Tahmid ("Al-hamdu Lillaah") et le Takbir ("Allaahu akbar"). Ibné Oumar (radhia allâhou anhou) rapporte le Hadith suivant :

 

"Il n'y a aucune autre jour qui possède plus de valeur au yeux d'Allah, et durant lesquels les bonnes actions Lui soient plus chers que durant ces dix jours. C'est pourquoi, récitez en grand nombre durant ces jours le Tahleel ("La ilaaha ill-Allaah"), Takbeer et Tahmeed. " (Ahmad).

 

-         Ces dix jours incluent le "Yawm ‘Arafah" (le Jour d'Arafah), au cours duquel le verset exprimant la perfection de l'Islam fut révélé :

 

"Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous." (Sourate 5/ Verset 3).

 

Le jeûne de ce jour amène le pardon de deux années de péchés, comme en témoigne de nombreuses Traditions. Le Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a également qualifié ce jour de meilleur de l'année.

 

Jâbir (radhia Allâhou anhou) rapporte que le Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit : "Aucun jour n'a plus de valeur auprès d'Allah que le Jour de Arafah" (Sahîh Ibné Hibbân)

 

-         "Yawm al-Nahar" (le Jour du Sacrifice), qui est un des moments les plus important de l'année entière et du Hadj, fait aussi partie de ces dix jours.

 

Que faire pendant ces dix jours bénis ?

 

Voici quelques actions à faire durant les dix premiers jours de Dhoul-Hidjja, parmi lesquelles certaines sont obligatoires, tandis que d'autres, recommandées :

 

 

1)   Se repentir

 


Se repentir de ses péchés et se souvenir d'Allah (par le Dhikr et les actes d'adoration) le plus souvent possible.

 

2)   Jeûner : particulièrement le jour de ‘Arafah ( 9ème jour de Dhoul Hija)

 


Le Jeûne : Il est Sounnah de jeûner le neuvième jour de Dhoul-Hidjja, parce que cet acte compte parmi les plus appréciés par Allah, comme cela est énoncé dans le Hadith Qoudsi :

 

"Allah dit : Toutes les actions de l'être humain sont pour lui, excepté le jeûne qui est pour Moi. Je le récompenserai personnellement pour cette action." (Boukhâri)

 

Pour ce qui est des mérites liés à l'observation de ce jeûne, Abou Qatâdah (radhia Allâhou anhou) rapporte que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit :

 

"... J'ai espoir que le jeûne du Jour de Arafah compense (les péchés de) l'année précédente et l'année suivante." (Mouslim)

 

Le Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) avait l'habitude de jeûner le neuvième jour de Dhoul-Hidjja.

 

Hunaydah Ibnou Khâlid rapporte de sa femme que certaines des épouses du Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) ont dit :

 

"Le Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) avait l'habitude de jeûner le neuvième Dhoul-Hidjja, le jour de 'Âshourâ , trois jour de chaque mois, ainsi que les deux premiers lundi et jeudi de chaque mois. " (Nisaa'i, Abou Dawoud).

 

Dans un autre Hadith, le Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) affirme que "Le jeûne de Arafah équivaut à mille jeûnes." (Bayhaqi - Tabrâni)

 

D'après une Tradition rapportée par l'Imâm Tirmidhi r.a. (cette tradition est cependant considérée comme étant "Gharîb", ce qualificatif désignant son manque de fiabilité et sa faiblesse), on apprend que le jeûne des 9 premiers jours de Zil Hadj renferme également beaucoup de mérites. Abou Houraïra (radhia allâhou anhou) rapporte que le Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit :

 

"Allah n'apprécie pas autant que Son adoration soit faite à d'autres moments comme Il l'apprécie durant les 10 premiers jours de Zil Hadj. Le jeûne de chacun de ces jours équivaut (en récompense) au jeûne d'une année et le "Qiyyâm" (rester debout en prière) de chacune de ces nuits équivaut à prier durant le "Laylat-oul-Qadr" (Nuit du Destin)." (Tirmdhi - Ibné Mâdja - Hadith Gharîb)

 

Rappel: Il est strictement interdit de jeûner cinq jours de l'année: 10ème , 11ème, 12ème et 13ème Zil Hadj, ainsi que le 1er Chawwâl.

 

3)   La prière de la nuit

 


Le Hadith cité ci-dessus montre également les vertus de la prière durant les 10 premières nuits de Zil Hadj. Certains Hadiths mentionnent de façon particulière les vertus de passer la 10ème nuit de Zil Hadj en adoration. Le Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) dit en effet :

 

"Celui qui reste éveillé les nuits des deux Eid (fêtes musulmanes) dans l'espoir d'obtenir des récompenses, son cœur ne mourra pas le jour où les cœurs mourront." (At Targhîb out Tarhîb, de Ibné Mâdja)

 

4)   Le Takbîr Tachriq

 


D'après l'école hanafite, il est Wâdjib (obligatoire) aux hommes et aux femmes de réciter le Takbir Tachriq après chaque prière obligatoire, depuis le 9ème Zil Hadj après la Salât Fadjr jusqu’au 13ème Zil Hadj après la Salât Assr. Les hommes doivent le réciter à haute voix, tandis que les femmes à voix basse. La formule du Takbir Tachrîq est : " Allâhou Akbar Allâhou Akbar Lâ Ilâha Illallâhou wa Allahou Akbar Allâhou Akbar wa Lillâhil hamd ".

 

Par ailleurs, on doit essayer réciter le plus souvent possible le Takbîr durant les 10 premiers jours de Zil Hadj, comme cela a été conseillé par le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam).

 

5  L'Oudhiya (Le Sacrifice)

 


Il est obligatoire à la personne aisée
(qui possède des biens en sus de ses besoins essentiels atteignant le Niçâb) de sacrifier un animal le 10ème Zil Hadj (Yawm oun Nahr ou les jours suivants, au plus tard le 13ème Zil Hadj). Les récompenses promises pour ce devoir sont énormes. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) affirme que "pour chaque poil que compte l’animal égorgé, on obtient une récompense."

 

6  Ne pas se raser, ni se tailler les ongles

 


D'après l'école hanafite, il est Moustahab (préférable) à la personne qui va faire le Qourbâni (sacrifice de l’animal) de ne pas se raser, ni se couper les cheveux, ni même se tailler les ongles depuis le 1er jusqu'au 10ème Zil Hadj, comme cela a été enseigné par le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) :

 

 

"Celui qui a un animal qu'il va égorger, alors qu'il ne retire aucun poil ni aucune ongle de son corps depuis le moment où apparaît la lune (marquant le début du mois) de Dhoul Hidjjah, et ce, jusqu'à ce qu'il ait fait le sacrifice." (Mouslim, de Oummé Salmah (radhia Allâhou Anha)).

 

 

 

 

 

 

Qu'Allah nous accorde à tous la chance de profiter pleinement de ces jours bénis, et accepte toutes nos actions !

 

Âmin.




Par fleurislam - Publié dans : Les actes louables
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Samedi 22 novembre 2008
 
La prière de consultation (Salat Al-istikhara)
 
 
 



La prière de consultation fait partie des actes que le Prophète (Salla Allah 'alayhi wa Salam) pratiquait régulièrement.

C’est une prière composée de deux rakaates, suivie d’une invocation que le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) formulait quand il envisageait une affaire ou se trouvait face à un projet dont il ne savait s’il était bénéfique ou non. Ensuite, il poursuivait cette initiative ou ce projet ; lorsque ce projet était bénéfique, les conditions de sa poursuite et de son exécution devenaient favorables, sinon Dieu l’en détournait.

La prière de consultation est donc une tradition prophétique recommandée pour toute personne confrontée à une décision importante comme un mariage, un voyage ou un travail ; elle doit accomplir la prière de consultation, puis elle répète l’invocation que le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) disait. Si le projet en question est bénéfique, Dieu insufflera au fidèle de l’enthousiasme envers l’exécution de ce projet et lui en facilitera l’accomplissement. Autrement, Dieu le fera renoncer à ce projet.


Description de la prière de consultation

La prière de consultation se compose de deux rakaates, la première rakaate se compose de préférence de la sourate la Fatiha (n°1 du coran) et de la sourate " Les Incroyants " (Kafiroune n° 109 du Coran). La deuxième rakaate se compose de préférence de la sourate Fatiha suivie de la sourate " Le Culte pur " (sourate Ikhlas n° 112 du Coran).

Après les salutations finales, le Croyant invoque Dieu par une invocation spéciale afin que Dieu l’aide à réaliser la meilleure action. Il faut attirer l’attention des Frères et Sœurs que cette prière ne doit pas être uniquement faite lorsque l’on souhaite choisir son conjoint.


Hadith et invocation en français :

Selon Jaber Ben Abdallah (raa), « le Prophète (Salla Allah ‘alih wa salam) nous enseignait à demander l’inspiration à Dieu comme il nous enseignait les sourates du Coran. Il nous disait :

« Lorsque l’un de vous veut décider d’une chose qu’il fasse deux rakaates en dehors de la prière canonique puis qu’il dise :

" Seigneur Dieu, je Te demande de m’inspirer par Ta Science, je Te demande de m’appuyer par Ta Puissance et je Te demande de Ta Grâce Incommensurable, car Tu peux tout et je ne puis rien, Tu sais tout et je ne sais rien, car c’est Toi qui connaît les choses cachées. Grand Dieu ! Si tu sais qu’il aura du bien dans cette affaire, en ce qui concerne ma religion, ma subsistance et de mon destin (mon avenir ou mon futur) décide en ma faveur et rends la moi facile, puis bénis là pour moi. Et si Tu sais qu’il en résultera un mal pour moi dans ma religion, ma subsistance et mon destin (mon avenir ou mon futur) écarte là de moi et écarte-moi d’elle et décide le bien pour moi là où il se trouve, puis rends-moi satisfait d’elle "

ensuite, qu’il indique son affaire."  (Hadith Sahih rapporté par l’Imam Boukhari).


En arabe :


 
En phonétique :


"Allahouma inni astakhirouka bi îlmik wa astaqdirouka bi qodratik wa as-alouka min fadlika al âzim, fa innaka taqdirou wa la aqdir wa tâlamou wa la âlam wa anta âlamoul ghouyoub. Allahouma in kounta tâlamou anna hadha al amra khayroun li fi dinni wa ma-âchy wa âqibata amri, fa qdourhou-li, wa in kounta tâlamou ana hadha al amra charroun li fi dinni wa ma-âchy wa âqibata amri fa çrif-hou âni wa çrifni ânh, wa qdour li al khayra haythou kana thoumma radini bih ".


Quelques questions sur salat istikhara



-Quand est-il conseillé de la faire ?

"Quand l'un de vous décide d'entreprendre un projet" selon le hadith du Prophète (PBSL) rapporté par Jabir (radhi Allahou 'anhou).

Le serviteur doit avoir l'esprit vide, ne pas s'obstiner dans une idée précise (pencher vers ses passions et désirs) mais il doit se dépouiller de tout cela.


-L'invocation de l'istikhara se fait avant ou après les salutations ?

L'avis de Ibn Tamiyya :" il vaut mieux faire les invocations avant le taslim (salutations finales) comme le faisait le Prophète (PBSL).

Elle peut se faire après selon d'autres avis (shaykh Mouhammed Umar Bazmûl) en référence au hadith car il est dit dans le hadith de prier puis de faire l'invocaton.


-Faut-il réciter des passages précis du Coran dans cette prière ?

Les membres du conseil permanent des recherches scientifiques et de l'ifta'* (Arabie Saoudite) ont répondu:
" La récitation concerne la sourate de l'ouverture (al fatiha) et tout autre passage qu'on peut faire aisément du Coran (sourate entière ou partie de sourate)".  


-Est-il permis de faire cette invocation en lisant un livre ou une feuille ?

Tu peux réciter l'invocation par coeur ou la lire d'un livre. Il est conseillé pour faire un effort de l'apprendre, signe de sincérité et de présence du coeur.

-Après la prière que se passe t-il ?

Le musulman agit comme à son habitude, il continue dans ses affaires et entreprend le projet qu'il a l'intention de faire, si ce projet est meilleur pour lui, Dieu le lui facilitera, sinon Il le détournera de lui et l'éloignera.

-Peut-on faire cette prière/invocation plusieurs fois pour la même affaire ?

Al Iraqi a répondu: "Apparemment c'est souhaitable".
Lorsque le musulman sent que les choses ne se clarifient pas et ne parvient pas à déceler ce qui est bien dans ce qu'il a décidé de faire.


-Comment fait celui ou celle qui ne peut pas prier ?

An Nawawi a dit: Au cas où le fidèle se trouverait dans l'impossibilité de prier, il fait l'istikhara par l'invocation.
Exemple: une femme en état menstruel qui soudainement se trouve dans une situation qui nécessite cette invocation.


 
N’éprouvera jamais de remords celui qui consulte son Seigneur et prend conseil auprès des hommes croyants vertueux et agit avec détermination dans toutes ses affaires, Allah le Glorieux a dit :  
 
« Et consulte-les à propos des affaires, puis une fois que tu t’es décidé, confie-toi donc à Allah. » 




Sources:

http://www.sajidine.com

http://www.islamophile.org  

http://www.aceiweb.org  

www.ya-amatullah.blog4ever.com  

 

 

 

 

 

Par fleurislam - Publié dans : L'invocation (dou'a)
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