Texte Libre


 
 

 
 


 
 
 
 

 
 



 
 

 
 




 
 

 
 




 
 

 
 




 
 

 
 




 
 

 
 




 
 

 
 




 
 

 
 




 
 

 
 




 
 

 
 

Les actes louables

Jeudi 28 mai 2009


Sois bon envers ton voisin, tu seras un (parfait) croyant...



 


Proposé par Mouhammad Patel le Jeudi, 05 Avril 2007

 

 

Discours prononcé à la Mosquée Attyab oul Massâdjid de Saint-Pierre le Vendredi 10 Novembre 2006

 

 

Bismillâhir Rahmânil Rahîm

 

Chers frères,

 

Être musulman, c'est une triple façon d'être… C'est d'abord et avant tout une façon d'être envers le Créateur ; c'est ensuite une façon d'être envers les créatures, vivantes ou inertes ; c'est enfin une façon d'être envers soi-même. Nous avions initié il y a quelques temps l'étude d'un Hadith qui présente justement quelques conseils importants concernant chacune de ces trois facettes de la personnalité du musulman.

 

 

Le premier de ces conseils portait sur l'attitude à avoir envers le Créateur tandis que le second était en rapport avec le lien que le musulman doit entretenir avec les choses de ce monde.

 

Nous allons aujourd'hui nous concentrer sur le troisième enseignement, qui concerne, lui, une dimension de la façon d'être avec ceux qui nous entourent. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) dit :

 

 

وَأَحْسِنْ إِلَى جَارِكَ تَكُنْ مُؤْمِنًا

 

"Adopte "al ihsân" envers ton voisin, tu seras un croyant (complet)."

 

Le Messager d'Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) met ici l'emphase sur l'attitude que le musulman doit adopter à l'égard de son voisin : des oulémas précisent que le terme "djâr" employé ici désigne bien évidemment celui qui habite à proximité, mais également toute personne que nous côtoyons, que ce soit durant le travail, pendant les études, au cours du voyage, etc.

 

En revenant vers l'ensemble des références traitant de ce sujet, il ressort que chacun a, à ce niveau, trois devoirs fondamentaux :

 

1) Le premier est justement celui qui est souligné dans le présent Hadith, en l'occurrence le devoir de bienveillance (al ihsân). Le musulman doit ainsi toujours s'efforcer d'adopter une attitude positive et un comportement empreint de bonté envers son voisin, et ce, par exemple :

 

  • en le traitant avec considération et respect. Abou Houraïra (radhia Allâhou anhou) rapporte que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit :

 

 

مَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ فَلْيُكْرِمْ جَارَهُ

 

"Celui qui croit en Allah et au Jour Denier, qu'il honore son voisin."  (Boukhâri et Mouslim)

 

 

  • en manifestant de la générosité à son égard. A une occasion, le Messager d'Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) avait exhorté l'un des ses Compagnons (radhia Allâhou anhou), Abou Dharr (radhia Allâhou anhou), en ces termes :

 

 

إِذَا طَبَخْتَ مَرَقًا فَأَكْثِرْ مَاءَهُ ثُمَّ انْظُرْ أَهْلَ بَيْتٍ مِنْ جِيرَانِكَ فَأَصِبْهُمْ مِنْهَا بِمَعْرُوفٍ

 

"Lorsque tu prépares un bouillon, augmentes-y la quantité d'eau puis offres-en un peu à une famille de ton voisinage."  (Mouslim)

 

 

A une autre occasion, le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) s'était adressé aux musulmanes et leur avait dit :

 

يَا نِسَاءَ الْمُسْلِمَاتِ لَا تَحْقِرَنَّ جَارَةٌ لِجَارَتِهَا وَلَوْ فِرْسِنَ شَاةٍ

 

"Qu'aucune femme ne méprise (le cadeau qu'elle peut offrir) à sa voisine, même s'il s'agit (de quelque chose d'aussi insignifiant qu')une patte de mouton."

 

(Boukhâri et Mouslim)

 

 

  • ou encore, en lui apportant l'assistance et le soutien moral ou matériel dont il peut avoir besoin. Anas (radhia Allâhou anhou) rapporte que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit :

 

 

ما آمن بي من بات شبعان و جاره جائع إلى جنبه و هو يعلم به

 

"N'a pas cru en moi celui qui dort repu tandis que son voisin, à côté de lui, a faim et il est au courant de cela."

 

(Mousnad Bazzâr – Authentifié par Al Albâni)

 

Il est très important de souligner cependant que l'expression du bon comportement envers le voisin doit se faire dans le strict respect des impératifs du droit musulman, notamment en ce qui concerne les limites imposées dans les contacts avec les personnes du sexe opposé. Il est par exemple évident que la façon d'exprimer sa courtoisie ne sera pas du tout la même pour un homme à l'égard d'une voisine qu'à l'égard d'un voisin : Les règles au niveau du contact visuel, de la façon de converser etc. avec chacun d'eux sont bien évidemment différentes et doivent être scrupuleusement respectées… Si je prends la peine d'insister sur ce point, c'est simplement parce que chaytân et son allié, notre nafs ammârah (facette de l'égo qui inspire fréquemment le mal), peuvent aisément nous pousser à la transgression à ce niveau, et ce, sous couvert des meilleurs intentions, en nous exhortant par exemple à adopter une bienveillance -ihsân- à deux vitesses qui ferait que :

 

- l'on présente à une voisine un grand salut décoré par notre plus beau sourire, alors que pour un voisin, on se contente la plupart du temps d'un simple et rapide "bonjour"…

 

- l'on soit pris d'une grande compassion lorsqu'on voit une voisine porter deux sacs et que l'on soit donc toujours prêt à lui proposer son aide, alors que, dans le même temps, si nous voyons un voisin peiner pour transporter quelque chose de bien plus lourd chez lui, on est bien moins prompt à lui venir en aide…

 

 

2) Le second devoir envers le voisin consiste à éviter de faire quoique ce soit qui puisse lui causer du tort. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a tenu des propos des sévères concernant celui qui nuit à son voisin ; il (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit :

 

والله لا يؤمن والله لا يؤمن والله لا يؤمن قيل ومن يا رسول الله ؟ قال الذي لا يأمن جاره بوائقه

 

"Par Allah ! N'est pas croyant ! Par Allah ! N'est pas croyant ! Par Allah ! N'est pas croyant (...) celui dont le voisin n’est pas à l'abri de ses méfaits." (Sahîh oul Boukhâri)

 

 

Cela implique par exemple que l'on soit particulièrement vigilant au bruit que nous faisons (surtout lors des heures de repos), à la façon dont nous nous garons devant chez lui, à l'entretien de l'espace qui se trouve à proximité immédiate de sa propriété,… C'est souvent en raison de la négligence dont on se montre coupable par rapport à ces points (considérés fréquemment comme étant des détails, mais qui, en réalité, sont très importants) que des tensions durables apparaissent entre voisins.

 

Et il faut savoir que les nuisances causées au voisin peuvent avoir des conséquences terribles… Elles peuvent annuler complètement l'effet positif de toutes nos bonnes actions nafl -non obligatoires, comme en témoigne le récit suivant :

 

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَ قَالَ رَجُلٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ فُلَانَةَ يُذْكَرُ مِنْ كَثْرَةِ صَلَاتِهَا وَصِيَامِهَا وَصَدَقَتِهَا غَيْرَ أَنَّهَا تُؤْذِي جِيرَانَهَا بِلِسَانِهَا قَالَ هِيَ فِي النَّارِ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ فَإِنَّ فُلَانَةَ يُذْكَرُ مِنْ قِلَّةِ صِيَامِهَا وَصَدَقَتِهَا وَصَلَاتِهَا وَإِنَّهَا تَصَدَّقُ بِالْأَثْوَارِ مِنْ الْأَقِطِ وَلَا تُؤْذِي جِيرَانَهَا بِلِسَانِهَا قَالَ هِيَ فِي الْجَنَّةِ

 

Abou Houreirah (radhia Allâhou anhou) raconte ainsi qu'un homme questionna un jour le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) en ces termes : "(Que penser d') une telle (qui) est réputée pour son grand nombre de salât, de jeûnes et de dons (surérogatoires), mais elle cause du tort à ses voisins par ses propos…." Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) répondit : "Elle est dans le Feu !" (étant donné qu'elle s'efforce, d'un côté, d'accomplir ce qu'il est permis d'abandonner, tandis que, de l'autre côté, elle ne se gêne pas à faire ce qu'il est obligatoire de délaisser…) Il (l'homme) demanda (alors) : "(Et qu'en est-il d') une telle (autre) qui est (plutôt) connue pour son petit nombre de jeûnes, d'aumônes et de prières. Elle donne (seulement en aumône) des morceaux de fromage. Néanmoins, elle ne cause pas de tort à ses voisins par ses propos." Le Prophète Mouhammad (sallallâhou 'alayhi wa sallam) dit alors : "Elle est au paradis." (étant donné que l'essentiel, dans la pratique du dîn, consiste à faire ce qui est obligatoire et à s'abstenir de ce qui est interdit : et c'est justement ce que fait cette seconde femme. Il n'y a en effet pas vraiment d'intérêt à se focaliser exclusivement sur ce qui est secondaire et à délaisser complètement ce qui est fondamental, comme nous l'avions souligné lors de notre précédente intervention…)

 

(Sahîh Ibnou Hibbân)

 

Par ailleurs, il existe des Ahâdîth qui montrent que la gravité de porter atteinte aux droits sacrés d'autrui est encore plus grave lorsque c'est le voisin qui en est la victime. Ainsi le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit en ce sens que le fait de faire le zinâ avec la femme de son voisin est dix fois plus grave que le zinâ avec n'importe quelle autre femme. Et voler son voisin est également dix fois grave que voler n'importe qui d'autre. (Sens d'un Hadith rapporté par Miqdâd (radhia Allâhou anhou) et authentifié par Al Albâni)

 

 

3) Le troisième devoir envers le voisin consiste à s'efforcer de faire preuve de retenue et de supporter avec patience quand celui-ci a une attitude désagréable et se comporte mal envers nous. C'est ce que Hassan Al Basri (rahimahoullâh) disait :

 

ليس حسن الجوار كف الأذي و لكن حسن الجوار إحتمال الأذي

 

"La bonne compagnie avec les gens du voisinage ne consiste pas (simplement) à s'abstenir de nuire; elle consiste (aussi) à supporter (avec patience) le tort (qui nous est causé)."

 

Ce devoir est certainement le plus difficile des trois… mais c'est aussi celui qui est probablement le plus méritoire. Abou Dharr (radhia Allâhou anhou) rapporte que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a cité à une occasion trois personnes qu'Allah aime ; parmi celles-ci, il a mentionné :

 

رَجُلٌ كَانَ لَهُ جَارُ سُوءٍ ، يُؤْذِيهِ ، فَصَبَرَ عَلَى أَذَاهُ ، حَتَّى يَكْفِيَهُ اللَّهُ إِيَّاهُ بِحَيَاةٍ أَوْ مَوْتٍ

 

"L'homme qui a un mauvais voisin qui le nuit, mais qui fait preuve de patience par rapport au tort qui lui est fait, et ce, jusqu'à ce qu'Allah le mette à l'abri (de ces méfaits) pendant qu'il est encore en vie ou après sa mort."

 

(Tabarâniy)

 

Voici donc de façon synthétique ce que nous enseignent nos références par rapport aux droits du voisin. Avant de conclure, je tiens à souligner encore deux points :

 

- Tout d'abord, le devoir d'al ihsân envers le voisin s'applique bien évidemment quand celui-ci est musulman, mais il doit également être respecté lorsque celui-ci ne partage notre foi. On rapporte ainsi au sujet de Abdoullâh Ibn 'Amr (radhia Allâhou anhou) que, lorsqu'on égorgeait un animal pour le faire cuire chez lui, il (radhia Allâhou anhou) s'assurait à ce qu'une partie de celui-ci soit offert à son voisin qui était juif, en rappelant les propos suivants du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) :

 

"Djibrail (alayhis salâm) m'a tellement interpellé au sujet du voisin que j'ai crains que celui-ci soit désigné comme héritier."

 

عن عبد الله بن عمرو أنه كان له جار يهودي و كان إذا ذبح الشاة قال احملوا إلى جارنا منها فإني سمعت رسول الله صلى الله عليه و سلم يقول ما زال جبريل يوصيني بالجار حتى ظننت أنه سيورثه

 

Et il faut bien comprendre que, pour que les non musulmans apprennent à apprécier l'Islam à sa juste valeur, aucun discours ne pourra jamais égaler le respect des différents enseignements que nous avons vu. Dans les conditions actuelles, où l'Islam et les musulmans sont constamment dénigrés, on peut disserter ou discourir pendant des heures sur les enseignements altruistes, magnanimes et humanitaires de notre religion avec les non musulmans, mais si ces qualités sont absentes de notre comportement, notre propos aura bien peu d'effet, étant donné que c'est sur nos actes que nous sommes jugés par ceux qui nous entourent.

 

- Cette réflexion que nous avons menée aujourd'hui sur l'importance des devoirs envers le voisin doit nous rappeler un autre devoir encore plus important : celui du bon comportement envers celle qui est bien plus proche de nous… c'est-à-dire notre épouse. Quant on constate avec quelle insistance le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a exhorté les musulmans à faire preuve d'ihsân et à ne pas nuire celui qui habite à proximité, on peut aisément déduire la bienveillance dont ont doit témoigner envers celle qui vit carrément avec nous… Se montrer désagréable avec elle peut très rapidement transformer sa vie en un véritable calvaire. Pourtant, il faut reconnaître que, dans la vie quotidienne, nous accordons bien moins d'importance au bon comportement envers notre épouse qu'envers les personnes étrangères. On ne voit souvent aucun problème à faire gratuitement des choses qu'elle n'aime pas, qui la dérangent ou qui lui cause du tort… en oubliant que le fait de la nuire injustement est tout aussi harâm (et représente un péché kabîrah) que porter préjudice à n'importe quel autre musulman.

 

Wa Allâhou A'lam !

 

 

Par fleurislam
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 1 décembre 2008

Les vertus de la première décade de Dhoul Hidjja.

Proposé par Mouhammad Patel le Vendredi, 31 Août 2001

 

 

 

 

Toutes les louanges reviennent à Allah qui a créé le temps, qui a rendu des jours et des nuits meilleurs que d'autres, durant lesquels les récompenses sont surmultipliées, et ce, par Miséricorde à l'égard de Ses serviteurs. L'existence de telles occasions doit encourager l'homme à faire de bonnes œuvres et doit faire croître son ardeur pour l'adoration de Son Créateur. C'est en effet là un moyen pour le croyant lui permettant d'élargir sa part de récompenses, et ainsi, de mieux se préparer à la mort et au Jugement Dernier.

La personne heureuse est celle qui tire le meilleur de ces moments précieux et s'approche de Son Seigneur par des actes d'adoration. Nul doute qu'une telle conduite lui permettra d'obtenir la grâce et la bénédiction d'Allah et lui procurera la joie de se trouver à l'abri des tourments de l'enfer.

 

Il est du devoir de chaque musulman que de comprendre la valeur de sa vie et de faire de bonnes œuvres jusqu'à sa mort, comme l'ordonne le Quran :

 

" ... et adore ton Seigneur jusqu'à ce que te vienne la certitude" 

(Al-Hijr ,Verset 99)

 

D'après les commentateurs du Quran, l'expression « la certitude » dans ce verset désigne la mort.

 

Les dix premiers jours de Dhoul-Hidjja comptent parmi ces "saisons spéciales" d'adoration et de culte. Ibn ' Abbâs (radhia allâhou anhou) rapporte ces propos du Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) :

 

« Aucune action n'est plus aimée par Allah que celle qui est faite durant ces dix jours. » (c'est à dire les dix premiers jours de Dhoul Hadj). Les gens demandèrent : "Pas même la lutte dans la voie d'Allah ? " Il répondit : "Pas même la lutte dans la voie d'Allah, excepté dans le cas d'un homme qui sort au péril de sa vie et de ses biens et qui ne ramène rien. » (Boukhâri).

 

Ce Hadith, ainsi que beaucoup d'autres, indiquent que ces dix jours ont plus de valeur que tous les autres jours de l'année. D'après les savants, leur supériorité dépasse même celle des dix derniers jours (pas les nuits) de Ramadhân.

 

On peut déduire les vertus de ces jours d'après un certain nombre de choses :

 

-         Dans le Quran, Allah jure par eux. Le fait d'être l'objet d'un serment suffit pour désigner leur importance. Allah dit: "Par l'Aube ! et par les dix nuits !" (Al-Fadjr Versets 1-2). Ibn ' Abbaas, Ibn al-Zubayr, Mujaahid ainsi que d'autres commentateurs du Quran disent que ceci se rapporte à la première décade de Dhoul-Hidjja. Ibn Kathîr affirme qu'il s'agit là "de l'opinion correcte." (Tafseer Ibn Kathîr, 8/413)

-         Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) a témoigné que ce sont les meilleurs jours de l'année, comme cela a été mentionné plus haut dans le Hadith du Sahih Boukhâri, rapporté par Ibn ‘Abbâs (radhia allâhou anhou).

 

-         Le Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a lui-même encouragé les musulmans à multiplier les bonnes actions durant ces jours.

 

-         Le Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a aussi ordonné de réciter en grand nombre durant cette période le Tasbih ("Subhan-Allaah"), le Tahmid ("Al-hamdu Lillaah") et le Takbir ("Allaahu akbar"). Ibné Oumar (radhia allâhou anhou) rapporte le Hadith suivant :

 

"Il n'y a aucune autre jour qui possède plus de valeur au yeux d'Allah, et durant lesquels les bonnes actions Lui soient plus chers que durant ces dix jours. C'est pourquoi, récitez en grand nombre durant ces jours le Tahleel ("La ilaaha ill-Allaah"), Takbeer et Tahmeed. " (Ahmad).

 

-         Ces dix jours incluent le "Yawm ‘Arafah" (le Jour d'Arafah), au cours duquel le verset exprimant la perfection de l'Islam fut révélé :

 

"Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous." (Sourate 5/ Verset 3).

 

Le jeûne de ce jour amène le pardon de deux années de péchés, comme en témoigne de nombreuses Traditions. Le Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a également qualifié ce jour de meilleur de l'année.

 

Jâbir (radhia Allâhou anhou) rapporte que le Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit : "Aucun jour n'a plus de valeur auprès d'Allah que le Jour de Arafah" (Sahîh Ibné Hibbân)

 

-         "Yawm al-Nahar" (le Jour du Sacrifice), qui est un des moments les plus important de l'année entière et du Hadj, fait aussi partie de ces dix jours.

 

Que faire pendant ces dix jours bénis ?

 

Voici quelques actions à faire durant les dix premiers jours de Dhoul-Hidjja, parmi lesquelles certaines sont obligatoires, tandis que d'autres, recommandées :

 

 

1)   Se repentir

 


Se repentir de ses péchés et se souvenir d'Allah (par le Dhikr et les actes d'adoration) le plus souvent possible.

 

2)   Jeûner : particulièrement le jour de ‘Arafah ( 9ème jour de Dhoul Hija)

 


Le Jeûne : Il est Sounnah de jeûner le neuvième jour de Dhoul-Hidjja, parce que cet acte compte parmi les plus appréciés par Allah, comme cela est énoncé dans le Hadith Qoudsi :

 

"Allah dit : Toutes les actions de l'être humain sont pour lui, excepté le jeûne qui est pour Moi. Je le récompenserai personnellement pour cette action." (Boukhâri)

 

Pour ce qui est des mérites liés à l'observation de ce jeûne, Abou Qatâdah (radhia Allâhou anhou) rapporte que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit :

 

"... J'ai espoir que le jeûne du Jour de Arafah compense (les péchés de) l'année précédente et l'année suivante." (Mouslim)

 

Le Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) avait l'habitude de jeûner le neuvième jour de Dhoul-Hidjja.

 

Hunaydah Ibnou Khâlid rapporte de sa femme que certaines des épouses du Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) ont dit :

 

"Le Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) avait l'habitude de jeûner le neuvième Dhoul-Hidjja, le jour de 'Âshourâ , trois jour de chaque mois, ainsi que les deux premiers lundi et jeudi de chaque mois. " (Nisaa'i, Abou Dawoud).

 

Dans un autre Hadith, le Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) affirme que "Le jeûne de Arafah équivaut à mille jeûnes." (Bayhaqi - Tabrâni)

 

D'après une Tradition rapportée par l'Imâm Tirmidhi r.a. (cette tradition est cependant considérée comme étant "Gharîb", ce qualificatif désignant son manque de fiabilité et sa faiblesse), on apprend que le jeûne des 9 premiers jours de Zil Hadj renferme également beaucoup de mérites. Abou Houraïra (radhia allâhou anhou) rapporte que le Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit :

 

"Allah n'apprécie pas autant que Son adoration soit faite à d'autres moments comme Il l'apprécie durant les 10 premiers jours de Zil Hadj. Le jeûne de chacun de ces jours équivaut (en récompense) au jeûne d'une année et le "Qiyyâm" (rester debout en prière) de chacune de ces nuits équivaut à prier durant le "Laylat-oul-Qadr" (Nuit du Destin)." (Tirmdhi - Ibné Mâdja - Hadith Gharîb)

 

Rappel: Il est strictement interdit de jeûner cinq jours de l'année: 10ème , 11ème, 12ème et 13ème Zil Hadj, ainsi que le 1er Chawwâl.

 

3)   La prière de la nuit

 


Le Hadith cité ci-dessus montre également les vertus de la prière durant les 10 premières nuits de Zil Hadj. Certains Hadiths mentionnent de façon particulière les vertus de passer la 10ème nuit de Zil Hadj en adoration. Le Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) dit en effet :

 

"Celui qui reste éveillé les nuits des deux Eid (fêtes musulmanes) dans l'espoir d'obtenir des récompenses, son cœur ne mourra pas le jour où les cœurs mourront." (At Targhîb out Tarhîb, de Ibné Mâdja)

 

4)   Le Takbîr Tachriq

 


D'après l'école hanafite, il est Wâdjib (obligatoire) aux hommes et aux femmes de réciter le Takbir Tachriq après chaque prière obligatoire, depuis le 9ème Zil Hadj après la Salât Fadjr jusqu’au 13ème Zil Hadj après la Salât Assr. Les hommes doivent le réciter à haute voix, tandis que les femmes à voix basse. La formule du Takbir Tachrîq est : " Allâhou Akbar Allâhou Akbar Lâ Ilâha Illallâhou wa Allahou Akbar Allâhou Akbar wa Lillâhil hamd ".

 

Par ailleurs, on doit essayer réciter le plus souvent possible le Takbîr durant les 10 premiers jours de Zil Hadj, comme cela a été conseillé par le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam).

 

5  L'Oudhiya (Le Sacrifice)

 


Il est obligatoire à la personne aisée
(qui possède des biens en sus de ses besoins essentiels atteignant le Niçâb) de sacrifier un animal le 10ème Zil Hadj (Yawm oun Nahr ou les jours suivants, au plus tard le 13ème Zil Hadj). Les récompenses promises pour ce devoir sont énormes. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) affirme que "pour chaque poil que compte l’animal égorgé, on obtient une récompense."

 

6  Ne pas se raser, ni se tailler les ongles

 


D'après l'école hanafite, il est Moustahab (préférable) à la personne qui va faire le Qourbâni (sacrifice de l’animal) de ne pas se raser, ni se couper les cheveux, ni même se tailler les ongles depuis le 1er jusqu'au 10ème Zil Hadj, comme cela a été enseigné par le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) :

 

 

"Celui qui a un animal qu'il va égorger, alors qu'il ne retire aucun poil ni aucune ongle de son corps depuis le moment où apparaît la lune (marquant le début du mois) de Dhoul Hidjjah, et ce, jusqu'à ce qu'il ait fait le sacrifice." (Mouslim, de Oummé Salmah (radhia Allâhou Anha)).

 

 

 

 

 

 

Qu'Allah nous accorde à tous la chance de profiter pleinement de ces jours bénis, et accepte toutes nos actions !

 

Âmin.




Par fleurislam
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Dimanche 10 août 2008


Les bienfaits du mois de Cha'bâne

 

  


On rapporte de Bayhaqi, que le prophète a dit:


" Le mois de Rajab est le mois du SEIGNEUR quiconque l'honore a honoré une chose de DIEU, quiconque honore la chose de DIEU, DIEU le fera entrer au paradis de même il mérite Sa satisfaction. Le mois de Cha'bân est mon mois, quiconque l'honore a honoré ma coutume, quiconque honore ma coutume je lui réserve une récompense et un trésor au jour de la résurrection. Le mois de Ramadan est le mois de ma communauté, quiconque respecte l'honorabilité de ce mois et ne l'a pas transgressé jeûnant les jours et priant les nuits, préservant ses membres, sortira de ce mois absous de tout pêché ".


Ce mois de Cha'bân est un des mois les plus avantageux pour les croyants eu égard aux bienfaits énormes qu'il renferme. Le prophète Mouhammad (Paix et Salut sur lui) a dit s'adressant à un groupe de compagnons:
''Savez-vous pourquoi ce mois est appelé " Cha'bân "? 
"Dieu et son Prophète sont les plus informés", répondirent les compagnons.
Il dit:
" C'est qu'à cette occasion DIEU répands des bienfaits immenses".


Dans un Hadith du prophète (PSL), il est retenu ce qui suit: "Tous les hommes seront affamés le jour de la résurrection, exceptés les prophètes et leurs fidèles, de même que ceux qui observaient les jeûnes des mois de Rajab, Shaabân et Ramadan. Ils seront, eux, rassasiés et ils ne connaîtront point la faim".


C'est pourquoi durant ce mois béni, le Prophète (Paix et Salut sur lui ) s'adonnait à un jeûne presque permanent au point que ses compagnons lui posaient plusieurs questions à propos des mérites de ce mois.

Un jour Ousâmah demanda au Prophète:
"O Messager d'Allah pourquoi je te vois jeûner beaucoup plus pendant le mois de Cha'bân que les autres mois? 
Le Prophète (Paix et Salut sur lui ) répondit:
"C'est un mois au cours duquel les gens sont insouciants, un mois situé entre Rajab et Ramadan. C'est un mois pendant lequel les œuvres sont élevées auprès de DIEU et je voudrais que mes œuvres soient élevées alors que je jeûne".


Cette recrudescence du jeûne chez l'envoyé de DIEU est confirmée par cette sentence rapportée par la mère des croyants seyyidatunâ Aïcha que Dieu l'agrée:

"Je n'ai jamais vu le Messager d'Allah terminer complètement le jeûne d'un mois à part le mois de Ramadan. Et je ne l'ai pas vu jeûner facultativement un mois comme il jeûnait le mois de Cha'bân".

Dans une autre version : "Il jeûnait entièrement Cha'ban sauf quelques jours." (Rapporté par Al-Boukhâri et Mouslim)

Le jeûne surérogatoire est recommandé par DIEU en rapport aux multiples sentences qui s'en rapportent dont celle-ci :

Abou Saïd rapporte que l'envoyé de Dieu (Paix et Salut sur lui ) a dit :
"Nul serviteur ne jeûne un (seul) jour sur la voie de Dieu sans que, par ce jour (de jeûne), Dieu n'éloigne sa face du feu à (une distance de) soixante-dix années (de marche)." (Rapporté par Al-Boukhari, Mouslim, At-Tirmidhi et An-Nasâ'i)

Donc il est conseillé de jeûner tous les mois à plus forte raison ce mois où il est davantage recommandé de jeûner durant ce mois béni. Car, Selon l'Imam Dja'far aç-Sadiq :

"Celui qui jeûne le mois de Cha'ban et le mois de Ramadan sans interruption, recevra le pardon d'Allah dans ce monde et dans l'au-delà."

Le Prophète Mohammad (Paix et Salut sur lui ) a dit : "Celui qui jeûne un jour du mois de Cha'ban, je serais pour lui un intercesseur le Jour de la résurrection, et celui qui jeûne deux jours de ce mois, Allah lui pardonnera tous ses péchés."

L'importance et l'intétêt du mois de Cha'bân trouvent leurs sens dans ces paroles du Prophète (Paix et Salut sur lui ) citées ci-dessus.

Dans son ouvrage intitulé " Masâlikul Jinân " (les itinéraires du paradis) Cheikh Ahamadou Bamba nous fait comprendre qu'il y a sept jours, qui tournent d'une année à l'autre et pendant lesquels il est méritoire de jeûner. Parmi eux, figure en bonne place, le quinzième jour du mois de sha'bân . D'ailleurs, il est encore plus méritoire de jeûner tout le huitième mois lunaire (sha'bân ), nous dit le Cheikh.



Source:  
http://islamoncoeur.xooit.com/t5730-LE-MOIS-DE-SHA-BAN-SES-MERITES-ET-SES-BIENFAITS.htm


 

Par fleurislam
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 10 août 2008


Le mérite spécial du mois de Cha'bâne

 


         Par le Shaikh 'Abd al Qadir-al-Jilani (Al Ghunya li-Talibi Tariq al-Haqq)



'A'isha, la femme du Prophète, a rapporté :


Le Messager d'Allah avait l'habitude de jeûner au point que nous disions qu'il n'allait jamais cesser de jeûner, et il restait parfois si longtemps sans jeûner que nous disions qu'il n'allait jamais jeûner mais je n'ai jamais vu le Messager d'Allah jeûner du début à la fin un mois entier en dehors du mois de Ramadan, et je ne l'ai jamais vu faire plus de jeûne dans aucun mois qu'il ne l'a fait dans Sha'ban.

'A'isha a aussi rapporté :


Le Messager d'Allah avait l'habitude de jeûner au point que nous disions qu'il n'allait jamais cesser de jeûner, et restait si longtemps sans jeûner que nous disions qu'il n'allait jamais jeûner. Le jeûne qu'il préférait était celui qu'il faisait dans Sha'ban, alors je lui dis: "O Messager d'Allah, pourquoi est-ce que je te vois toujours jeûner lors de Sha'ban? " et il a dit : "O 'A'isha, c'est le mois dans lequel l'Ange de Mort doit noter le nom de ceux dont il doit prendre l'âme durant l'année, donc je préférerais qu'il n'ait pas enregistré mon nom à moins que je jeûne."

Umm Salama a dit :

Dans aucun autre mois, à part Ramadan, le Messager d'Allah n'a jeûné autant que lors de Sha'ban. Et c'était parce que, chaque Sha'ban, tous ceux qui doivent mourir au cours de cette année ont leurs noms copiés de la liste des vivants sur celle des morts, et un homme peut même embarquer pour un voyage tandis que son nom est inscrit parmi ceux prêts à mourir.

Anas [ibn Malik] a dit une fois :
Quand on s'est renseigné sur le jeûne le plus méritoire, le Prophète a dit: "Jeûnez lors de Sha'ban en honneur de Ramadan."

'Ubaidu'llah ibn Qais a entendu 'A'isha dire:
Le plus cher des mois pour le Messager d'Allah était Sha'ban qu'il liait à Ramadan.

 


D'après 'Abdu llah (radiyallah 'anhu), le Messager d'Allah a dit une fois :

"A quiconque jeûne le dernier lundi de Sha'ban sera accordé le pardon" - cela signifie le dernier lundi qui tombe dans ce mois, pas le dernier jour du mois, car il est défendu d'anticiper le mois [de Ramadan] d'un ou deux jours.

Anas Ibn Malik rapporte que le Messager d'Allah a dit une fois:
Il est simplement appelé Sha'ban parce qu'il est juxtaposé [yansha'ibu] à Ramadan et contient beaucoup de bénédictions, tandis que Ramadan est appelé ainsi parce qu'il brûle légèrement [yurmidu] les péchés.

Allah ('azza wa jalla) a dit:

"Votre Seigneur crée et choisit ce qu'Il veut".
(28:68)


Donc Allah a sélectionné quatre de chaque chose, puis Il a choisi une de ces quatre choses:

Des Anges, Il a sélectionné
Gabriel [Jibril], Michaeil [Mika'il], Israfil et 'Azra'il, puis il a choisi Gabriel de ces quatre.

De tous les Prophètes (la paix soit sur eux), les quatre qu'Il a sélectionnés étaient
Abraham, Moise, Jésus et Muhammad (qu'Allah les bénisse tous, et leur donne la paix), alors de ceux-ci Il a choisi Muhammad.

Les quatre qu'Il a sélectionné parmi les Compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux) étaient Abu Bak'r, 'Umar, 'Uthman et 'Ali, et Son choix préféré était Abu Bak'r.

Les quatre mosquées: La Mosquée Sacrée [la Ka'ba à la Mecque], la Mosquée de 'al-Aqsa [à Jérusalem], la Mosquée de Médine, la Ville Ennoblie, et la Mosquée du Mont Sinaï. De celles-ci il a choisi la Mosquée Sacrée [al Masjid-al-Haram].

Les quatre jours: Le jour de la Rupture [Yawm al-Fitr], le jour du Sacrifice [Yawm al-Adha], le jour de 'Arafa, et le jour de 'Ashura'. De ceux-ci Il a choisi alors le jour de 'Arafa.

Les quatre nuits: La nuit de l'Absolution [Lailat al-Bara'a], la nuit du décret [Lailat al-Qadr], la nuit du Rassemblement du vendredi [Lailat al-Juma'a], et la nuit de la fête [Lailat al-Id]. De celles-ci Il a choisi la nuit du Décret.

Les quatre sites: Mecque, Medina, Jérusalem, et les Mosquées des Tribus [al Masajid - 'Asha'ir]. De ceux-ci Il a choisi la Mecque.

Les quatre montagnes: Uhud, Sinaï, Likam, et Liban [Lubnan]. De celles-ci Il a choisi la Montagne Sinaï.

Les quatre rivières: Jaihun, Saihun, l'Euphrate [al-Furat] et le Nil. D'elles Il a choisi l'Euphrate.

Les quatre mois: Rajab, Sha'ban, Ramadan, et al-Muharram. De ceux-ci Il a choisi le mois de Sha'ban, et en a fait le propre mois du Prophète. Donc, de même que le Prophète est le plus excellent des Prophètes, son mois est le plus excellent des mois.

D'après Abu Huraira, le Prophète sallallahou'Alayhi wa Sallam a dit:
Sha'ban est mon mois, Rajab est le mois d'Allah, et Ramadan est le mois de ma Communauté. Sha'ban est l'expiateur, pendant que Ramadan est le purificateur.

 

Il a dit aussi :

Sha'ban est un mois entre Rajab et Ramadan. Les gens ont tendance à le négliger, mais c'est le moment où les actions de Ses serviteurs montent au Seigneur de Tous les Mondes, ainsi je préfère plutôt que mes actions montent pendant que je jeûne.

D'après Anas ibn Malik le Prophète a dit:

L'excellence de Rajab sur autres mois est comme l'excellence du Qur'an sur toute autre parole, tandis que l'excellence de Sha'ban sur les autres mois est comme mon excellence sur le reste des Prophètes, et l'excellence de Ramadan sur les autres mois est comme l'excellence d'Allah sur toutes Ses créatures.

Anas Ibn Malik a aussi rapporté :

"Quand les Compagnons du Prophète apercevaient la nouvelle lune de Sha'ban, ils s'immergeraient dans la lecture de leurs copies du Qur'an. Les Musulmans payaient l'aumône [zakat] due sur leur richesse, en fournissant de cette façon les moyens pour le faible et le pauvre de se fortifier dans la préparation au jeûne du mois de Ramadan. Les gouverneurs appelaient les détenus de prison, et faisaient exécuter la sentence sur ceux déclarés coupables d'offenses majeures sous la loi islamique, et libéraient le reste. Les hommes d'affaires se mettraient à payer leurs dettes et à rassembler leurs cotisations. Alors, quand ils apercevaient la nouvelle lune de Ramadan ils se baignaient et se consacraient à adorer."


Sur la Signification des Cinq Lettres arabes du Mot Sha'ban.

Le mot
Sha'ban [dans la langue arabe] est épelé avec cinq lettres: shin, 'ain, ba', alif et noun. Le shin représente sharaf [noblesse], le 'ain pour 'uluww [sublimité], le ba' pour birr [piété], alif pour ulfa [intimité harmonieuse], et le noun pour nur [lumière radiante].

Ce sont les cadeaux d'Allah à Son serviteur en ce mois. C'est un mois dans lequel les trésors sont mis à découvert et dans lequel les bénédictions sont descendues et dans lequel les fautes sont pardonnées dans lequel les péchés sont expiés, et dans lequel les bénédictions sont multipliées sur Muhammad la meilleure de créatures humaines.

C'est le mois de bénédictions sur le Prophète Elu Sallallahou'Alayhi wa Sallam .

 

Allah a dit:

Allah et Ses anges comblent de bénédictions le Prophète. O vous qui croyez, invoquez des bénédictions sur lui et le saluez le avec un salut digne. (sourate 33, verset 56)

La bénédiction d'Allah est miséricorde; celle des anges est intercession et demande de pardon; et celle des croyants, supplication et remerciement.

D'après Mujahid (rh):
"La bénédiction d'Allah est prospérité et vertu; celle des anges, aide et soutien; et celle des croyants, honneur et respect."

C'était Ibn 'Ata' qui a dit:
"La bénédiction d'Allah sur le Prophète est union, celle des anges est un soin tendre, et celle des croyants est l'obéissance avec affection."

Loin d'être négligent pendant ce mois, par conséquent, chaque croyant consciencieux est obligé de s'exercer en préparation du mois futur de Ramadan, en utilisant les jours qui restent pour se nettoyer des péchés et regretter ceux commis dans le passé. On devrait implorer Allah dans le mois de Sha'ban. On devrait demander à Allah à travers le propriétaire du mois, Muhammad, jusqu'à ce que la corruption de son coeur soit corrigée, et la maladie de son être intérieur soit guérie.

Cela doit être fait sans délai et ne doit pas être ajourné jusqu'à demain, car les jours sont de trois sortes: hier qui est une date passée [ajal]; aujourd'hui qui est un temps pour l'action ['amal]; et demain qui est une attente pleine d'espoir [amal], ainsi vous n'arriverez pas au-delà de votre kun. Donc hier est une prudence, aujourd'hui est une occasion, et demain est un risque.

Les mois sont également de trois sortes:

 
Rajab, maintenant passé et sans retour;
Ramadan, attendu dans un futur que vous n'êtes pas sûr de vivre; et entre eux nous avons
Sha'ban, ainsi laissez-nous saisir cette occasion pour la dévotion et l'adoration.


Le Prophète Sallallahou'Alayhi wa Sallam a dit une fois à un homme (quelques-uns disent que c'était 'Abdullah ibn 'Umar al-Khattab, radiyAllah 'anhu) en le conseillant sévèrement:

"Profite de cinq avant cinq: ta jeunesse avant ta vieillesse; ta santé avant ta maladie; ta richesse avant ta pauvreté; ton temps libre avant ton temps affairé, et ta vie avant ta mort"

 

 

Source : Shaikh 'Abd al Qadir-al-Jilani, Provision Suffisante pour les Chercheurs du Chemin de Vérité (Al Ghunya li-Talibi Tariq al-Haqq)


 

  

Par fleurislam
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 29 mars 2008


Au nom d’Allah l’Infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux



Q
uestion    


Quelles sont les règles concernant la manière de faire ses besoins naturels ?


Réponse 


Louange à Allah


Avant tout, je vous remercie pour votre question qui montre votre effort pour connaître ce qui est mal afin de l’éviter. Nous sommes contents (de votre question) et nous nous efforcerons de vous donner tous les détails afin de répondre à ce que vous avez demandé.


Parmi les grandeurs de la Charia est qu’elle n’a laissé aucun bien, aussi infime soit-il, sans le montrer et l’ordonner. Elle interdit le mal, petit ou grand, comme elle demande de l’éviter. Elle revêt ainsi un aspect complet dans sa diversité. Ceci a suscité l’étonnement des non-musulmans, et a attiré leur admiration pour cette religion.

Les mécréants disaient à Salman al-Farissi 
: « Votre Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) vous a tout enseigné, même la manière de faire vos besoins ? ». Salman a répondu : « Bien sûr que oui ! On nous a interdit de nous orienter vers la Qibla (direction de La Mecque) en faisant les besoins naturels ou en urinant. » (Rapporté par at-Tirmîdhi, n°16 et qualifié par lui de bon et authentique et cité par Mouslim et d’autres).


Il se trouve dans la Charia beaucoup de règles régissant les besoins naturels. En voici quelques-unes
 :


1) Ne pas s’orienter vers la Qibla en urinant ou en allant aux selles
, parce qu’elle marque la direction vers laquelle on se tourne pendant l’accomplissement de la prière des musulmans. On entend par La Kaaba (de La Mecque), le monument érigé par Ibrahim (sur lui la paix) sur l’ordre d’Allah. Ceci revient à respecter la direction de la prière (des musulmans) et à magnifier les rites d’Allah. Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit que : « Si quelqu’un s’assoit pour satisfaire ses besoins naturels, qu’il ne s’oriente pas vers la Qibla, ni n’y oriente son dos.»  (Rapporté par Mouslim 389).



2) Ne pas toucher son sexe avec la main droite en urinant.
Ceci est fondé sur la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : « Lorsque l’un d’entre vous urine, qu’il ne tienne pas son sexe par la main droite, qu’il ne fasse pas sa toilette par la main droite et qu’il ne respire pas dans un récipient. » (Rapporté par Boukhari, 150).



3) Ne pas essuyer la souillure par la main droite, mais utiliser la main gauche. 
Ceci est fondé sur ce hadith : « Si quelqu’un d’entre vous nettoie son sexe, qu’il ne le fasse pas par la main droite. » (Rapporté par Boukhari, 5199) et un hadith rapporté par Hafsa (qu’Allah l’agrée), l’épouse du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) qui dit que ce dernier utilisait sa main droite pour manger, boire, faire ses ablutions, porter ses vêtements, pour prendre et donner, alors qu’il employait sa main gauche pour des actes autres que ceux-là. (Rapporté par l’imam Ahmad et cité dans Sahih Al-Djami », 4912).

D’après Abou Hourayra
qu’Allah l’agrée, le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Quand l’un d’entre vous nettoie ses souillures, qu’il ne le fasse pas avec la main droite, mais avec la main gauche. » (Rapporté par Ibn Madja, 308 et cité dans Sahih Al-Djami ’,322).



4) Selon la Sounnah, les besoins naturels doivent être fait assis près de la terre,
parce que cela est plus décent, plus sécurisant, plus apte à éviter l’intéressé d’être atteint par les gouttes d’urine. On peut le faire debout, si on est sûr que rien ne nous atteindra.



5) On doit se cacher du regard des gens au moment des selles.
Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) préférait se cacher, pour faire ses besoins naturels, derrière un mur ou un tronc de palmier (une butte ou un mur de jardin). (Rapporté par Mouslim 517).


Si un homme qui veut faire ses besoins naturels se trouve dans un espace découvert et ne dispose d’aucun moyen pour se cacher, alors qu’il s’éloigne de ceux qui sont autour de lui. A ce propos, Al Moughira ibn Shou’ba dit
 : « J’ai été en voyage avec le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui). Quand il a voulu faire ses besoins naturels, il s’est éloigné loin du chemin. » (Rapporté par At-Tarmidhî et qualifié de bon.)

Abdou ar-Rahmane ibn Abi Qurad a dit
 : « Je suis sorti avec le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) en plein air ; mais, lorsqu’il voulait faire ses besoins, il s’est éloigné. » (Rapporté par an-Niassaï 16, et cité dans  Sahih Al-Djami » 4652)



6) Il est préférable de ne pas sortir son sexe avant d’être proche de la terre, parce que cela est plus décent.
A ce propos, Anas qu’Allah l’agrée dit : « Lorsque le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) voulait faire ses besoins, il ne soulevait ses vêtements que lorsqu’il s’approchait du sol. » (Rapporté aussi par at-Tarmidhî dans Sahih Al-Djami ’ 4625).


Celui qui se trouve dans les toilettes n’enlève ses habits qu’après avoir fermé la porte pour se cacher du regard des gens.


Ainsi, noble frère, tu te rends compte à la lumière de ce qui précède, que ce que font beaucoup de gens en Europe et ailleurs, en urinant dans les toilettes publiques dans les urinoirs non dissimulés, est en contradiction avec la morale, la politesse, la pudeur et les bonnes manières et tout esprit saint le rejette catégoriquement.


En effet, comment peut-on exhiber son sexe, cet organe qu’Allah a caché entre les deux jambes, pour faire ses besoins naturels
 ?!  Il nous a demandé de le cacher et cette dissimulation est acceptée dans le for intérieur de tous ceux dont l’esprit est saint. Il est fondamentalement interdit de construire des toilettes malsaines de cette sorte où les uns et les autres se voient en urinant en divergeant ainsi avec certains animaux qui se cachent en urinant ou allant aux selles.



7) Parmi les règles que la Charia enseigne aux musulmans, figurent des invocations précises à réciter en entrant et en sortant des toilettes.


Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) nous a enseigné de dire au moment d’entrer aux toilettes
 :

« Au nom d’Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre les mauvais (djinns) et les mauvaises (djinns). »   "  " بسم الله ، اللهم إني أعوذ بك من الخبث والخبائثil demande ainsi à Allah de le protéger contre tout mal et contre les démons mâles et femelles. »


En sortant
, il demande pardon à Allah en disant : « Ton pardon, Allah.» غفرانك"



8) Se donner la peine d’enlever la souillure, après s’être essuyé.
Ceci vise à se conformer à la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui), avertissant de ne pas négliger la purification de l’urine : « Le plus fréquent châtiment dans la tombe est dû à l’urine. »  (Rapporté par Ibn Mâdja, 342 dans Sahih Al - Djami, 1202).


Ibn Abass (
qu’Allah l’agrée) a dit que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a traversé deux tombes et a dit : « Ils sont châtiés, mais ils pensaient que ce n’était pas un grand péché. L’un ne se lavait pas quand il urinait et l’autre était un calomniateur.» (Rapporté par Boukhari, 5592).



9) Le lavage et l’essuyage de la souillure doivent se faire au minimum trois fois ou en un nombre impair au-dessus si cela est nécessaire.
D’après Aïcha qu’Allah l’agrée, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) lavait son postérieur trois fois. Ibn Omar a dit : « Nous l’avons fait et nous avons trouvé en cela un remède et une purification.» ( Rapporté par Ibn Mâjah, 350 dans Sahih Al- Djami’ 4993).


Abou Hourayra
t a rapporté que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Quand l’un d’entre-vous s’essuie, qu’il le fasse en un nombre impair. » (Rapporté par l’imam Ahmad et qualifié de bon dans Sahih  Al-Djami ’, 375). 



10) Ne pas employer ni os ni crottins pour l’essuyage.
Cependant, on emploie du papier hygiénique, des pierres, etc.


Abou Hourayra
qu’Allah l’agrée a dit qu’il apportait au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) un récipient pour ses ablutions et ses besoins naturels. Lorsqu’il le suivait, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) lui dit : « Qui est-ce ? » Il répondit : c’est Abu Hourayra ! Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) de répliquer : « Apporte-moi des cailloux pour me nettoyer. Ne m’apporte ni os, ni crottins.» Ainsi, je lui apportai des cailloux que je portais par le bout de mes vêtements puis je les déposai à ses côtés et je m’en allai. Puis, lorsqu’il eut terminé, je marchai vers lui et lui demandai pourquoi a-t-il refusé les os et les crottins. Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) me répondit que : « Les deux sont la nourriture des djinns.» (Rapporté par Boukhari, 3571).



11) Que personne n’urine dans une eau stagnante.
Jâber a rapporté de l’envoyé d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) qu’il a interdit qu’on urine dans une eau stagnante. (Rapporté par Mouslim 423). En effet, cela souille l’eau et porte préjudice aux utilisateurs.



12) Ne pas uriner sur le chemin des gens, ni sous l’ombre où les gens s’abritent, parce que cela les dérange.
Abu Hourayra qu’Allah l’agrée a rapporté que le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Craignez les deux malédictions » Ils ont demandé quelles étaient les deux malédictions ? Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a répondu que : « Ce sont ceux qui font leurs besoins sur la voie publique et à l’ombre des arbres. » (Rapporté par Abou Dawoud et cité dans Sahih Al-Djami ’, 110).



13) Ne pas saluer celui qui fait ses besoins naturels, et ne pas répondre à la salutation lorsque l’on est aux toilettes, afin de ne pas citer le nom d’Allah dans les lieux impurs.
Jâber ibn Abdallah a rapporté qu’un homme est passé devant le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) qui était en train d’uriner et l’a salué. Alors, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) lui a dit : « Quand tu me trouves dans cette situation, ne me salue pas. Si tu refais cela, je ne te répondrai pas.» ( Rapporté par Ibn Mâjah, 346 et cité dans Sahih Al-Djami ’, 575).


La grande partie des savants ont détesté le fait de parler sans nécessité aux toilettes.


Voilà un ensemble de règles et de dispositions légales tirées de la Charia concernant ce sujet qui revient chaque fois chez l’homme. C’est pour cela que la Charia s’est donnée la peine d’apporter toutes ces explications et de décrire toutes choses. D’où la question : qu’en serait-il pour les questions plus importantes ? Connaissez-vous, vous qui posez la question, une religion ou une législation dans le monde qui apporte des choses similaires. Je jure donc par Allah que ces preuves sont suffisantes pour démontrer l’exhaustivité de cette religion, sa beauté et le fait qu’il est obligé de la suivre.



Nous implorons Allah pour qu’Il nous accorde tout le bien et nous conduise vers la vérité (puisse Allah bénir et saluer notre Prophète).  

  

Fatwa émise par le site www.islam-qa.com.
Révisé par Abu Hamza Al-Germâny


Le bureau de prêche de Rabwah (Ryadh)

www.islamhouse.com


Par fleurislam
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Texte Libre

          
 
 

 
 


 
 
 
 

 
 



 
 

 
 




 
 

 
 




 
 

 
 




 
 

 
 




 
 

 
 




 
 

 
 




 
 

 
 




 
 

 
 




 
 

 
 



 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus